Les interrogations d'Holden Caulfield
Pendant qu'un professeur l'interroge sur son renvoi de l'école, le jeune Holden Caulfield se pose une question
essentielle:
"Je me demandais où allaient les canards quand le bassin était tout gelé, tout couvert de glace. Je me demandai tout à coup si un
type venait avec un camion et les emmenait au zoo ou je ne sais quoi. Ou s'ils s'envolaient tout simplement."
L'attrape-coeurs, JD Salinger 1951.
canard gris avant le gel
Le problème reste entier. On peut imaginer qu'Holden Caulfield ,devenu adulte, collectionne des canards en plastique
(rubberduck) qui craignent moins le gel que les canards vivants. Participe-t-il aux courses de canards en plastique aux quatres coins du globe, en Irlande, en Australie?

mise à l'eau des canards Canards
jaunes sur la ligne de départ
S'est-il passionné pour les aventures de la cargaison de jouets de bain tombée à la mer en 1992?
Le canard, ou plutôt le caneton joue un grand rôle dans l'imaginaire de l'enfance. Tout petit, l'enfant joue avec dans son bain, il écoute l'histoire du vilain petit canard, de Séraphin ou de
Saturnin, il va au jardin public nourrir les palmipèdes avec du pain, il les poursuit avec enthousiasme et essaye de leur arracher une plume, etc.
conciliabule de canards de bain à la veille du nouvel an
Cette icône de l'enfance se retrouve dans l'art contemporain à coté des chiots et des oursons. En 2007, Jean-Pierre Raynaud
exposait à l'Arsenal de Metz "Objet drapeau" une installation de drapeaux posés au sol sur lesquels se reposaient des canards de bain aux couleurs acidulées. L'été 2007, le dernier avatar du
caneton de notre enfance était un canard géant crée par Florentijn Hoffman. Malheureusement, le gentil monstre s'est
piteusement dégonflé dans les bassins de Saint-Nazaire; il nous a bien déçu.
La langue populaire comprend de nombreuses expressions qui se réfèrent au canard:
- faire un canard (faire une fausse note ou tremper un sucre dans son café).
- canard boîteux (avec un défaut).
- comme un canard dans l'eau (heureux dans son élément naturel).
- le bec dans l'eau (en échec).
- avoir du plomb dans l'aile (n'arrivera pas au bout de son projet).
- ça ne casse pas trois pattes à un canard (banal).
- un froid de canard (un froid glacial).
- le vilain petit canard (disgracieux au milieu des autres).
Quants aux canards des jardins publics menacés par les glaces hivernales, ils ne peuvent s'envoler car leurs ailes sont rognées
pour notre bon plaisir. Il faudrait installer une webcam à Central Park pour resoudre le mystère qui inquiète tant Holden Caulfield.
Catherine-Alice Palagret
Extravagance de Noël
Chaque année, Noël donne lieu à une débauche de décorations et d'illuminations urbaines qui vont du plus subtil au plus grotesque. En ce mois de décembre, les Champs-Elysées se
sont parés de guirlandes bleues qui, nous dit-on, sont très économiques.
Capsule Nespresso contenant un arbre incrusté de pierreries, sur les Champs-Elysées à
Paris
Devant la nouvelle enseigne Nespresso, à la décoration sobre-chic, trônent plusieurs capsules de café. Géantes et translucides, elles ressemblent à des volières qui, au lieu d'oiseaux, emprisonnent un arbre (un caféier?).
Capsule
Nespresso contenant un arbre incrusté de pierreries, sur les Champs-Elysées à Paris
Sur des branches torturées sont accroché, sur l'un, des pierreries, sur l'autre des étoles de fausse fourrure mauve, le tout aspergés de neige. Une forêt très kitsch!
Capsule
Nespresso contenant un arbre orné de fausse fourrure mauve, sur les Champs-Elysées à Paris
De nuit, les capsules s'éclairent et c'est carrément baroque, ou effrayant, selon les goûts. On aimerait qu'un enfant, géant émerveillé, secoue
ces boules de neige et les repose délicatement sur le sol, s'amusant à voir retomber les flocons mêlés aux pierres précieuses et aux fourrures.
Capsules
Nespresso or et violette, de nuit, sur les Champs-Elysées à Paris
Signalons que, le jeudi 17 décembre, la pluie de neige ne marchait que sur une capsule sur deux. Les flocons s'accumulaient sur la paroi
plastique, masquant le caféier en partie. Les irridescences donnaient un peu de mystère à tout ce clinquant, bling-bling, tape-à-l'oeil.
Les capsules sont heureusement provisoires, elles disparaîtront après l'ouverture de la boutique, inaugurée par Sharon Stone et non par George Clooney, hélas.
Capsules Nespresso or, de nuit, sur les Champs-Elysées à Paris
Avant l'inauguration une élégante palissade cachait la boutique en travaux. Peinte en noir luisant, elle reflètait l'ombre des passants. En relief, des capsules dorées de
Nespresso formaient une fermeture éclair à demi-ouverte. Un style sobre et amusant à
l'opposé des décorations excentriques des capsules translucides.
Rue Auber en face de l'Opéra de Paris, une deuxième boutique Nespresso se prépare. Elle ouvrira à Paris l'été 2008. Cette fois-ci la palissade qui cache le chantier n'est plus en relief. C'est
seulement une photo. Dommage, des économies sans doute.
Chantier de la boutique Nespresso en face de l'Opéra de Paris.
Pas très loin, sur les Champs-Elysées, un ange de lumière veille sur ce délire décoratif.
Ange de lumière , sur les Champs-Elysées à Paris
Catherine-Alice Palagret
Astérix et Obélix font des bulles
dans le nouveau quartier d'affaires de la rive gauche.
Alea jacta est! (le sort en est jeté!), comme dit César.
une bulle sur le trottoir.
Sempé, avec ses petits bonshommes insignifiants écrasés par de grands immeubles tristes dupliqués à l'infini, a dû inspirer les
architectes et les urbanistes du nouveau quartier Paris Rive Gauche.
La nouvelle avenue de France dans le XXIIIème arrondissement de Paris
Ici, dans les zones Tolbiac et Masséna, restaient de vieux bâtiments, des friches industrielles, quelques habitations décrépies et la tranchée des voies SNCF venant de la gare
d'Austerlitz.
"C'était un quartier à l'abandon, vraisemblablement voué au bulldozer. Demain des immeubles modernes, tout acier verre et béton,
se dresseraient sur ces emplacements. Ca ne serait pas moins tocard. La mocheté n'aurait fait que changer de nature."
Léo Mallet
Comme Léo Mallet l'avait prévu, presque tout a été rasé pour faire place nette au nouveau pôle des affaires de l'est de
Paris. Les voies de chemin de fer sont recouvertes et des immeubles sombres aux lignes austères, abritant des multinationales, s'alignent en une stricte
ordonnance le long de l'avenue de France, conçue par Paul Andreux.
Des immeubles de bureaux
Les employés, au sortir des bureaux, se pressent vers les autobus et le RER. Les spectateurs des
cinémas MK2 et les chercheurs de la Très Grande Bibliothèque s'attardent un peu dans les cafés.
une sculpture de Kirili "hommage à Charlie Parker"
Une sculpture de Kirili, installée sur une placette, introduit un peu de chaos. "Hommage à Charlie Parker" est une
improvisation de jazz figée en un empilement de monolithes. Ce quartier, dessiné
par de grands architectes, ne donne pas envie d'y flâner. Tout est rationnel, planifié, organisé.
Pourtant, d'irréductibles gaulois résistent à l'envahisseur!
"Il est frais mon poisson"
clame Alfabetix le poissonnier râleur du village gaulois.
Comme pour conjurer l'anonymat du quartier, la ville de Paris a donné des noms d'écrivains,
d'intellectuels ou d'artistes aux nouvelles rues rectilignes.
Rue René Goscinny.
"quand est-ce qu'on mange"
plainte d'un Averell Dalton toujours affamé.
Plus surprenant, à l'initiative de la mairie, des bulles de personnages de BD sont accrochées aux poteaux de signalisation de la rue René Goscinny. René Goscinny, le très célèbre scénariste des bande-dessinées "Obélix et Asterix", "Lucky Luke" "Iznogoud", "Le petit Nicolas" et "Oumpah-pah". Une joyeuse théorie de petits personnages qui ne demandent qu'à s'échapper de leur case.
Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petitbonum
"Evadons nous! Tout de suite!!!"
Une obsession pour les frères Dalton.
Des plaques sont incrustées dans le bitume du trottoir. Cet hommage à l'un des plus populaires auteur de BD apporte une touche d'humour dans un environnement aseptisé. Un clin
d'oeil, un effort dérisoire pour combattre la grisaille d'un jour d'automne pluvieux.


Citations incrustées dans le trottoir parisien.
"Alea jacta est" et "engagez vous, rengagez vous, ils disaient...
Vous verrez du pays, ils disaient."
La rue Goscinny relie l'avenue de
France et le quai Panhard et Levassor, où se trouvaient des usines automobiles. Elle est parallèle aux rues Primo Levi et Thomas Mann. La rue Goscinny, abrite la librairie Goscinny spécialisée dans la BD et plus spécialemment dans les albums de Goscinny. En mezzanine, un petit musée lui est dédié.

Librairie Goscinny et vitrine du musée
Goscinny.
L'université Diderot est installée dans les Grands moulins de
Paris et la Halle aux farines réhabilités, deux témoins du passé industriel de Paris qui ont bien failli disparaître. Le quartier sera "le nouveau quartier latin de l'est parisien" selon les promoteurs. Les étudiants
se méfieraient-ils de cet avenir radieux qu'on leur dessine? Ils ont couvert de slogans les panneaux de la Semapa, en charge des travaux.

"Réveillez vous avant que ce soit trop tard."
"Regardez autour de vous."
Slogans sur une palissade de chantier face à l'Université
Diderot.
Le district Masséna Nord, dont une grande partie est encore éventrée par les bulldozeurs, est supervisé par Christian de Portzamparc.
"Dans le secteur Masséna Nord, Christian de Portzamparc expérimente, pour la première fois à une si grande échelle, le principe de l’îlot urbain ouvert qu’il défend depuis plusieurs années . Ce
mode de composition urbaine vise à fusionner la qualité des vides resserrés de la ville traditionnelle et celle des objets isolés de la ville moderne.
Il en résulte des îlots dont les bâtiments, non mitoyens et tous de hauteur différente, n’occupent que 30 à 50 % des limites sur les rues, ce qui permet de ménager des transparences et des vues
profondes vers l’intérieur des parcelles plantées. Il se crée ainsi, dans le cadre d’opérations planifiées, un environnement pittoresque qui rappelle les formes urbaines faubouriennes : une
planification hétérogène, en quelque sorte."
Le projet de Christian de Portzamparc présenté par www.paris.fr/
Nouveaux immeubles de Paris Rive Gauche
On peut s'attendre à des lignes plus fluides. On distingue déjà quelques touches de fantaisie dans les immeubles d'habitation.
Des balcons de couleur translucide, des crépis colorés, des formes arrondies. Cette deuxième zone sera sans doute moins austère, avec des décrochements, des
hauteurs variables et un grand jardin face à l'université.
Nouvel immeuble brun et jaune rue Françoise Dolto
Plus à l'est, près du Pont National, se trouve l'ancienne usine d'air comprimé (SUDAC). Construite par Victor Popp et Joseph Leclaire
en 1891, c'est un bel exemple de l'architecture industrielle du dix-neuvième. La halle de briques rouges laisse
voir sa stucture métallique à l'extérieur, libérant ainsi l'espace intérieur. Un principe qui sera utilisé
quatre-vingt ans plus tard à Beauboug par Piano et Rogers. L'architecte Frédéric Borel a rénové cette halle et y a adjoint un bâtiment blanc de
sept étages, posé sur pilotis. L'école d'architecture du Val-de-Seine s'y est établie au printemps 2007.
Croisillons métalliques de l'ancienne usine d'air comprimé SUDAC.
Abrite aujourd'hui l'école d'architecture du Val-de-Seine.
Quant à la rue Watt que parcourait le détective Nestor Burma, héros de Léo Mallet, elle a perdu tout son mystère. Les structures métalliques ajourées ont disparu. Il ne reste qu'un banal passage souterrain en béton auquel même le dessin de Tardi ne
pourrait donner le moindre charme.
Bulle "Ils sont fous ces romains" et sens interdit
Astérix, Obélix et les frères Dalton restent cantonnés dans la rue René Goscinny. Pour l'instant ...
A l'opposé de l'architecture rationnaliste de Paris Rive Gauche, voir les façades post-modernes en moulé-troué d'Edouard François près des Champs-Elysées ou le dégoulinant trompe-l'oeil haussmannien de l'avenue Georges V.
Texte et photos: Catherine-Alice Palagret

Un regard non occidental sur le monde
Photoquai est une biennale organisée par le musée du quai Branly. Elle nous permet de découvrir, tout au long de la Seine, des
photographes étrangers venus du monde entier. Ils sont peu ou pas connus en Europe. Pour une fois il s'agit d'un regard intérieur, l'indien photographie l'Inde, le Sud-Africain photographie
Johannesburg. Ici pas de folklore, pas de regard extérieur de photographes occidentaux en voyage dans des pays "pittoresques".
Photo de Mohammad Haj Kab, Syrie, sur la passerelle Debilly
Mohammad Haj Kab, photographe et calligraphe, expose ici une série de paysages syriens, « Grand angle » (2005). Son goût de l'idéal et du beau le conduit à rechercher
dans la représentation de la nature une pureté virginale, très esthétique. Ici ses paysages se confrontent à la lumière du ciel parisien.
Cimaises de Photoquai : Danny danseur à Hyderabad.
Serie "Equal dreams". Anay Mann, Inde
L'exposition « Le monde regarde le monde » est en plein air et gratuite. Affrontant le froid et la pluie de l'automne, les visiteurs
circulent entre les cimaises du quai Branly, face au musée des Arts Premiers. Les cimaises sont organisées en trois thèmes: "confrontation" (des
comportements humains), "métamorphose" (de la nature) et "fictions" (petites histoires intimes) .
La passerelle Debilly enjambe la Seine, reliant le musée du quai Branly au musée d'art moderne de la ville de Paris. Au-dessus du fleuve, les curieux
se penchent sur des coffres, inspirés de ceux des bouquinistes, pour découvrir soixante-dix photographes non occidentaux.
On remarque les paysages oniriques de Leonod Tishkov & Boris Bendikov (Russie) face aux couleurs douces de Tiina Itkonen (Canada Arctique), les portraits de Dileep Prakash, les vues de nuit
de Chang He (Chine), les photos de Luis Braga (Brésil), les portraits en noir et blanc de TJ Lemon.
visiteur tournant le dos à un village arctique de Tiina Itkonen
Tiina Itkonen:" Lors de mon premier voyage au Groenland, on m'a dit que j'y reviendrais
certainement. Selon une légende groenlandaise, un être humain peut se transformer en qivigtoq, se mettre alors à courir sur la lande, y vivre et finalement y mourir. Mon envie de retourner au
Groenland n'est pas de l'ordre de la raison. Lors de mon troisième voyage, j'ai essayé de me débarasser de cette folie et de la laisser errer dans ces paysages nordiques, tel un qivigtoq. Je n'ai
pas réussi."
Photos de Leonod Tishkov & Boris Bendikov et Tiina Itkonen (Canada Arctique)
Leonod Tishkov, né en 1953 en Oural, utilise un langage artistique surréaliste où se mêlent souvenirs, romantisme du folklore russe et
mythologie teintés de référence au « conceptualisme moscovite » des années 1980.
La série « Lune privée », réalisée de concert avec le photographe Boris Bendikov en 2003-2005, nous ramène à cette époque (naïve) où les artistes russes
transformaient la réalité en un monde merveilleux. Ce poème visuel raconte l'histoire d'un homme qui a rencontré la lune, pour ne plus jamais la quitter.
Photo de Dileep Prakash, Inde
Série "les Anglo-Indiens" par Dileep Prakash
Prises à travers toute l'Inde, les photographies de Dileep Prakash explorent les signes de l'assimilation culturelle et les aspects spécifiques de l'identité
anglo-indienne.
Shanghai
2005 - Chang He (Chine)
Dans les sous-bois qui environnent les tours de Shanghai, dans les villes situées dans les montagnes les plus reculées de la Chine, le long des routes qui relient les grandes
villes aux villages satellites, des lumières rouges invitent les visiteurs nocturnes à entrer dans des « salons de coiffure ». Ces « salons de coiffure » font surtout commerce des corps, et sont
la forme la plus rudimentaire des bordels chinois. Reportage de Chang He.
Luis Braga
(Brésil)
Luis Braga s'inscrit dans la tradition du reportage sociologique. Natif de Bélem, il s'intéresse à la vie des populations
d'Amazonie. Mélangeant lumière naturelle et lumière artificielle, ses photographies en couleurs créent un univers poètique.
Zoot suit. TJ Lemon, Afrique du Sud sur le quai Branly
En mettre plein la vue, c'est être un gentleman, devenir quelqu'un sous les projecteurs, un samedi soir dans les taudis de
Johannesburg. Du temps de l'apartheid, les travailleurs migrants participaient à des concours d'élégance. Ils portaient une « zoot suit », avec un
mouchoir plié dépassant de la poche de poitrine. Ils n'avaient pas grand-chose à dépenser, surtout pour s'offrir des vêtements coûteux, mais cette compétition leur donnait la possibilité de
regagner une dignité perdue du fait de conditions de vie et de travail dégradantes. Reportage de TJ Lemon.
Anay Mann réalise des portraits posés d'indiens de toutes castes, loin du folklore habituel dans sa série "Equal dreams".
La plus surprenante série est l'oeuvre d'une femme iranienne Mehranesh Atashi. Jusqu'à récemment aucune femme n'avait pu obtenir l'autorisation de photographier les
zourkhaneh, ces gymnases traditionnels de l’Iran, oû se mêlent mysticisme, coutumes, religion et culte de la force virile. Un lieu où les femmes n'ont pas leur place. Se photographiant dans des miroirs, Mehranesh Atashiet crée d'étranges images: on l'aperçoit au milieu d'hommes au torse nu posant complaisamment devant une femme portant un foulard sur la tête. Ces autoportraits témoignent des contradictions
de la socièté iranienne d'aujourd'hui.
Gymnase iranien. Photo de Mehranesh Atashi
J ean-Lou Pivin, directeur artistique de Photoquai, explique sa démarche.
" L'idée de départ était de montrer le rôle de la photographie dans l'appréhension des autres. Et comme personne ne peut prétendre avoir "le" regard mondial, nous
avons procédé de la sorte: un commissaire chinois montre des artistes chinois, un brésilien des brésiliens et ainsi de suite. Il n'ya pas que des photographes voyageurs comme le suppose souvent
l'occident."
Présentoirs sur la paserelle Debilly à Photoquai
2007
Ici photos en meilleure définition.
Voir: "la vie tout simplement", exposition de photos de Palestine, sur le pont des arts
Photoquai 2007: liste des photographes exposés en novembre 2007, quai Branly et passerelle Debilly:
— Mark Adams(Nouvelle-Zélande)
— Abe (Madagascar)
— K.C. Adams (Canada)
— Shokoufeh Alidousti (Iran)
— Jenny Altschuler (Afrique du Sud)
— Mehraneh Atashi (Iran)
— Jaime Avila (Colombie)
— Aziz Ayash (Arabie Saoudite)
— Sammy Baloji (République Démocratique du Congo)
— Vita Bouïvid (Russie)
— Luiz Braga (Brésil)
— Iatã Cannabrava (Brésil)
— Yan Changjiang (Chine)
— Luo Dan (Chine)
— Aiham Dib (Syrie)
— Gulda El Magambo (République Démocratique du Congo)
— Rana El-Nemr (Egypte)
— Gilles Elie-dit-Cosaque (Martinique)
— Arash Fayez (Iran)
— Cia de FOTO (Brésil)
— FotoKids (Guatemala)
— Wang Gang (Chine)
— Lee Gap-Chul (Corée)
— Gauri Gill (Inde)
— Lucia Guanaes (Brésil)
— Pepe Guzman (Chili)
— Mohamad Haj Kab (Syrie)
— Farida Hamak (Jordanie)
— Zeng Han & Yang Changhong (Chine)
— Chang He (Chine)
— Peyman Houshmandzadeh (Iran)
— Tiina Itkonen (Amérique du Nord)
— Anita Khemka (Inde)
— T.J. Lemon (Afrique du Sud)
— Sergei Leontiev (Russie)
— Erica Lord (Canada)
— Marcos Lopez (Argentine)
— Ulrich-Rodney Mahoungou (Congo-Brazzaville)
— Anay Mann (Inde)
— Jean-François Manicom (Guadeloupe)
— Farshid Mesghali (Iran)
— Guadalupe Miles (Argentine)
— Gerardo Montiel Klint (Mexique)
— Luis Molina Pantin (Venezuela)
— François Ndolo (Congo-Brazzaville)
— Wang Ningde (Chine)
— Sahan Nuhoglu (Turquie)
— Sherman Ong (Singapour)
— Chryssa Panoussiadou (Grèce)
— Fiona Pardington (Nouvelle-Zélande)
— Armin Pflanz (Afrique du Sud)
— Dileep Prakash (Inde)
— Wu Qi (Chine)
— Numo Rama (Brésil)
— Soavina Ramaroson (Madagascar)
— Mak Remissa (Cambodge)
— Monica Ruzansky (Mexique)
— Watanabe Satoru (Japon)
— Javier Silva (Pérou)
— Manit Sriwanichpoom (Thaïlande)
— Gerardo Suter (Mexique)
— Serguei Tchilikov (Russie)
— Leonod Tishkov & Boris Bendikov (Russie)
— Joao Wainer (Brésil)
— Pan Wei (Chine)
— Xu Pei Wu (Chine)
Du 30.10.07 au 25.11.07 à Paris
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