4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 00:05

    Le bitume des villes et des villages de l'Hérault se couvre de signes obscurs. Une main mystérieuse trace des chiffres, des lettres, des flèches et des symboles. Ces marques roses, vertes ou rouges fluo sont-elles une intervention poétique ou un jeu de piste urbain? Hélas non, leur présence est tout à fait banale. Hiéroglyphes modernes,
prosaïques balises, les signes indiquent les multiples plaques qui affleurent le sol des rues.

Signes roses autour des plaques d'égout

EDF GDF écrit en rose devant une maison

    S
elon le plan d'équipement numérique "Num’Hér@ult", la fibre optique innerve le territoire du littoral aux Hauts-Cantons. Avant d'enterrer les gaines, les techniciens repérent les multiples réseaux souterrains existants, eau, gaz électricité, téléphone. Un coup de pelle malheureux et le village se retrouve au moyen-âge, éclairé à la lueur des bougies!

Faisceau rose devant une maison

     Les marques signalant les tuyaux courant en sous-sol sont tracées à la bombe aérosol selon un code de forme et de couleurs qui semble aléatoire.

Creusement de tranchée dans un village de l'Hérault

    Le travail de repérage terminé arrive le découpe-bitume. Dans les rues étroites des villages, les grosses machines ne passent pas. Il faut une scie circulaire pour creuser les tranchées où seront déposé les gaines de fibres optiques.

Creusement de tranchée dans un village de l'Hérault

   La machine vibre obstinément pendant des heures, avec seulement de courtes poses. Les riverains, résignés, n'y font plus attention.

Gaines de fibre optique pour internet

    Depuis avril 2008, les travaux ont commencé sur le littoral pour s'étendre à tous les cantons: Agde, Autignac, Balaruc-le-vieux, Bédarieux, Bessan, Béziers, Bouzigues, Carnon, Faugères, Florensac, Frontignan, Lattes, Laurens, Magalas, Mauguio, Mèze, Nissan-les-Enserune, Pérols, Portiragnes, Puimisson, Sauvian, Sérignan, Sète, Vendres, Vias, Villeneuve-les-Béziers.

   Le plan départemental Num'Hér@ault va apporter un haut-débit de 2 Mb/s minimum à la majorité des communes urbaines ou rurales, mettant fin à la fracture numérique. Tout le monde pourra se connecter rapidement sur internet à un tarif moins cher qu'aujourd'hui, en théorie.

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Palagret
archéologie du quotidien
 mars 2009


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Published by Catherine-Alice Palagret - dans Archéologie du quotidien
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