12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 17:56

    Les trottoirs des grandes villes indiennes servent de dortoirs aux nombreux sans-abri. Des sadhus qui ont choisi la pauvreté et des familles entières qui ne l'ont pas choisi vivent dans le dénuement, dormant, cuisinant et se lavant sur les trottoirs. Ces hommes et ces femmes ne sont pas des SDF puisqu'ils campent sur leur morceau de territoire, dans le bruit, la poussière et la pollution.


undefinedHomme endormi sur le trottoir à Madurai en Inde


    Les sans-logis accrochent leur linge et leurs images saintes au mur, parfois ils y ficellent une bâche plastique ou des haillons entrelacés. Des  sari ou des dhotis leurs servent de couverture. Le peuple de la rue survit grâce à la vente d'objets dérisoires, de petits boulots et de mendicité.


undefinedSadhu adossé à un mur couvert de slogans colorés


    
A Madurai, face à un hôtel où descendent les touristes et les hommes d'affaires, les sans-logis s'adossent à des murs peints de textes. Est-ce un plus d'être près d'un mur aux couleurs vives? Peut-être! La proximité d'une riche clientèle, à leurs yeux, est sûrement plus importante.


undefinedHabitat précaire à Madurai, au Tamil Nadu


   Les murs, qu'ils soient colorés ou lépreux, les protègent du vent et leur donnent peut-être un sentiment de sécurité dans leur extrême précarité.


Sadhu à Madurai


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Published by Catherine-Alice Palagret - dans Inde - Cuba
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