21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 15:47

 

    De la série Star Trek, on se souvient plus des batailles dans l'espace, des planètes étranges et des monstres qui les habitent que de baisers torrides. En effet, les baisers y sont rares. Le Capitaine James T. Kirk est un homme d'action, un héros sauvant son vaisseau Enterprise et son équipage des pires tragédies interstellaires et non un personnage romantique. Partant des 79 épisodes en trois saisons, Douglas Gordon repère et isole les scènes de baiser, les recadre, les ralentit. Star Trek, Predictable incident in unfamiliar surroundings est une video muette qui tourne en boucle. La lenteur des plans ralentis démultiplie la tension de la scène choisie et fascine. Sortis de leur contexte, les rencontres de Kirk avec les femme, ingénues ou séductrices, semblent devenir le coeur de l'oeuvre.

   Predictable incident in unfamiliar surroundings se moque des séries télévisuelles où le baiser entre les deux personnages principaux est prévisible, attendu, même si ce baiser met fin à l'insoutenable suspens. Dans la saga galactique les baisers ont lieu dans des décors peu familiers, un vaisseau perdu dans l'hyper-espace ou des planètes exo-telluriques.


 

 

Rodin-ambassadeur-Gordon-Douglas-startrek-1.jpgBientôt un baiser torride dans Star Trek revu par Douglas Gordon, video

 

 

 

  "Douglas Gordon choisit de se concentrer sur le motif iconographique du baiser, motif clé et presque cliché de l’industrie audiovisuelle, pour jouer avec les codes de la représentation : Kirk, archétype du héros positif américain des années soixante, viril et séduisant, prend tour à tour, sous les manipulations de Douglas Gordon, l’allure d’un séducteur, d’un agresseur à la libido exacerbée ou d’un homme soumis aux charmes d’une femme fatale."


 


Douglas Gordon, Star Trek, Predictable incident... par Palagret

 



   "Ces scènes de baisers, dont l’érotisme et la violence sourde sont habituellement noyés dans le flot des images de la série, font ici retour comme une mémoire refoulée et révèlent toute la force de séduction des images. Le dispositif de projection, de qualité moyenne, installé sur des caisses de bières, convoque tout l’univers du « home cinema », celui des images d’une culture populaire, consommées à domicile, dont la proximité décuple la puissance."


 

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Le dispositif de  Predictable incident in unfamiliar surroundings par Douglas Gordon

 Projecteur sur pile de cartons de bière blonde Gallia

 

 

   Présentée au premier étage de l’hôtel Biron, cette oeuvre de Douglas Gordon, par son principe de reprise et de répétition, vient en point d’orgue à l’exposition L’invention de l’oeuvre, Rodin et les ambassadeurs, entraînant le visiteur à poursuivre sa traversée des images." 1


 

Rodin-ambassadeur-Gordon-Douglas-star-Trek-9.jpgBientôt un baiser torride dans Star Trek revu par Douglas Gordon, video

 

 

   Douglas Gordon déconstruit la narration des oeuvres auxquelles il s'attaque. Ainsi « 24 hours Psycho » (1993), est une projection ralentie en 24 heures de « Psychose » (1960) le film d’Alfred Hitchcock. 

 

   Pendant la Nuit Blanche 2011 à Paris, Douglas Gordon présente « henry rebel drawing ». "Entre peinture classique et transe cathartique, souffrance et jubilation, cette oeuvre video offre une méditation sur le corps comme espace de projection."


   Douglas Gordon est né en 1966 en Ecosse.

 


 

L'invention de l'oeuvre

Rodin et les Ambassadeurs

du 6 mai au 4 septembre 2011

Musée Rodin

 

 

Liens sur ce blog:

The clock de Christian Marclay, vidéo, extraits d'extraits

 

 

Palagret

art contemporain

septembre 2011

 

Sources:

Musée Rodin

Nuit Blanche 2011

 



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Published by Catherine-Alice Palagret - dans Art contemporain
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