18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 12:45


   Voici un graffiti récolté sur un mur parisien qui ne participe pas vraiment à l'esprit de Noël. La philosophie de la rue s'y exprime spontanément, sans fioriture.



graffiti pitoyable Butte au cailles"C'est pitoyable, c'est triste, c'est l'humanité", graffiti sur un mur de la Butte-aux-cailles à Paris


    "C'est pitoyable, c'est triste, c'est l'humanité" proteste l'auteur anonyme. Ce graffiti pessimiste est tracé à l'ancienne: un simple lettrage qui ne cherche pas à démontrer la virtuosité du grafeur ni à faire sa publicité mais seulement à exprimer un ras-le bol. Rien d'artistique là-dedans. La phrase est posée à côté d'un collage de Jef Aérosol, un des plus prolifiques représentants du street-art.


graffiti pitoyable pochoir Jeff Aérosol Butte au caillespapier collé de Jef Aérosol et graffiti
ruelle de la Butte-aux Cailles à Paris


    Il ne reste pas grand chose du papier collé. On distingue juste une forme noire sur laquelle se détachent un bras et une main et une deuxième main seule. La silhouette a l'air féminine. Le pochoir de Jef Aérosol fait partie des "Lézarts de le Bièvre", une manifestation annuelle qui regroupe quelques artistes de rue dans le cinquième et le treizième arrondissement, le long de la rivière Bièvre enterrée sous le pavé parisien.



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Palagret
archéologie du quotidien
décembre 2009

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Published by Catherine-Alice Palagret - dans Philosophie de la rue
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