23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 12:50

 

   Des chaussures accrochées à des fils électriques ou téléphoniques dans la rue, est-ce du street-art, une installation artistique ou juste une blague ? Repérées rue Rambuteau près de Beaubourg, ces chaussures, baskets ou tennis le plus souvent, vont par paire, attachées par les lacets.

 

 

chaussures accrochées Street-art Beaubourg 6Shoefiti, chaussures suspendues rue Rambuteau, Paris

 

 

 

   Ce nouveau rite urbain est mondial. Commencé aux Etats-Unis on le nomme "shoe tossing" ou "shoefiti". Il y a plusieurs explications à ce phénomène. Les dealers signaleraient ainsi leur présence aux clients. Peu probable car les policiers ne sont pas aussi crétins pour ne pas s'en apercevoir. Les chaussures accrochées seraient un hommage aux membres de gang morts dans la rue. Nous sommes ici près de Beaubourg, un quartier plutôt bobo et les gangs n'ont pas l'air de s'entretuer autour du Musée d'art moderne.


 

 

chaussures accrochées Street-art Beaubourg 4Shoefiti, chaussures suspendues rue Rambuteau, Paris

 

 

 

   Les étudiants ayant réussi leur examens jetteraient des chaussures en l'air pour qu'elles s'accrochent, comme ils jettent leur coiffe à la fin de l'année universitaire. Possible mais nous sommes en février. Ce serait alors une célébration d'un évènement joyeux, un geste spontané un soir de fête.

 

 

 

chaussures accrochées affiche Street-art BeaubourgShoefiti, chaussures suspendues affiche place Stravinski

 

 

      Ici, il s'agit plus vraisemblablement d'une forme d'art urbain, le "shoefiti" (contraction de shoes et graffiti) ou shoe flinging, une manière de marquer le territoire, aérien celui-là. Des papiers collés, chaussures blanches sur fond rouge, accompagnent ces lancers et montrent bien qu'il s'agit d'une action organisée.


 

chaussures accrochées Street-art Beaubourg 1Shoefiti, chaussures suspendues devant Beaubourg rue Rambuteau, Paris

 

 

 

  Dans la catégorie agrégation d'objets, une variante consiste à jeter des chaussures sur un arbre, à les accrocher à une barrière. Les sacs plastiques dans les arbres inspirent aussi certains artistes de rue. L'accrochage de cadenas d'amour sur les parapets des ponts peut être classé avec les accumulations, en plus romantique. Rien à voir cependant avec le côté sportif du lancer de chaussures.

 


 

chaussures accrochées affiche Street-art Beaubourg 0Shoefiti, chaussures suspendues, affiche, Paris

 

 

 

      Ce n'est sans doute pas si facile de jeter une paire de chaussure pour qu'elle s'accroche à un fil à plusieurs mètres de hauteur. Il existe en Australie des concours de lancer de botte. Bientôt une discipline olympique?

 


 

chaussures accrochées Street-art Beaubourg 5Shoefiti, chaussures suspendues rue Rambuteau, Paris

 

 

 

  Et si vous n'aimez pas cette invasion de l'espace public, si vous n'aimez pas voir des chaussures se balancer au-dessus de votre tête, n'essayez pas de les décrocher vous même, les fils électriques sont dangereux.

 


 

chaussures accrochées affiche Street-art Beaubourg 4Shoefiti, chaussures suspendues rue Rambuteau, Paris 

 

 

 

 

Liens sur ce blog:

Le pont des arts va-t-il s'écrouler sous le poids des cadenas d'amour?

Une vitrine couverte de stickers, du stickart ou du vandalisme?


 

 

Palagret

archéologie du quotidien

février 2014

 



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Published by Catherine-Alice Palagret - dans Art urbain: tag - pochoirs etc
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