16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 17:58

 

    Fracassez un crâne de Philippe Pasqua et vous y trouverez peut-être une cervelle de Jan Fabre. Les deux plasticiens travaillent sur des images symboliques, théoriquement horrifiques, des vanités qui devraient nous faire songer à la mort et à la fin de toutes choses. Seulement les crânes humains ornés de papillons et les cervelles mises à nu nous font plutôt sourire.


 

Jan Fabre chimères cerveau yeuxChimère au regard de Jan Fabre

 

 

    Les chimères de Jan Fabre sont constituées d'un cerveau en céramique grandeur nature, un cerveau humain. Les circonvolutions en sont soulignées de rouge et de bleu. Divers objets semblent y pousser: un arbre portant des poires d'or, une croix noire, une croix blanche.


 

  Jan Fabre chimères cerveau arbreChimère surmontée d'un poirier d'or de Jan Fabre

 

 

         La figurine d'un homme écorché bêche le dessus du cerveau, sans doute pour en extraire la substantifique moelle. Deux galoches noires portent un cerveau. Un autre se pare d'ailes en plumes multicolores, parodie du casque gaulois. Deux sculptures prêtes à s'en aller. Un peu plus loin, deux yeux nous fixent.

   

 

Jan Fabre chimères cerveau bêcheurChimère surmontée d'un guerrier écorché de Jan Fabre

 

 

        Des rencontres aussi improbables que celles d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection. L'ange du bizarre rôde autour de ces sculptures.

 

 

 

 

 

Jan Fabre chimères cerveau galochesChimère aux galoches de Jan Fabre

 

 

   Les cerveaux métamorphosés en chimères sont présentés sous vitrine comme des reliques, reliques de l'intelligence, de l'imagination et de la mémoire, de la création artistique qui se situent dans cette matière molle si étrange. 

 

 

 

Jan Fabre chimères cerveau plumesChimère coiffée d'ailes en plumes de Jan Fabre

 

 

    Habitué du scandale, le plasticien flamand continue son exploration du corps humain. Cette fois-ci il n'y a ni sang ni sueur, juste la représentation de cerveaux humains, images de l'intériorité.

    De l'autre côté de la rue, Jan Fabre expose Portraits d'un artiste en évasion, des portraits de lui en Jacques Mesrine où il explore la représentation, la vie sociale, les masques. 

 

 

Jan Fabre chimères cerveauChimères de Jan Fabre à la galerie Daniel Templon

 

 

 

Chimères et Portraits d'un artiste en évasion

Jan Fabre

Galerie Daniel Templon à Paris

du 14 avril au 21 mai 2011.


 

 

Palagret

art contemporain (rigolo)

mai 2011

 

 

 

Dossier de presse:

La Galerie Daniel Templon est heureuse d’annoncer une nouvelle grande exposition de Jan Fabre, présenté pour la quatrième fois dans ses espaces parisiens.

En 2008 Jan Fabre investit le Musée du Louvre à l’occasion d’une exposition exceptionnelle, "L’Ange de la métamorphose". Un évènement qui a marqué la carrière récente de ce créateur polyvalent, reconnu internationalement depuis la fin des années 1990 pour son œuvre d’homme de théâtre et de plasticien. La Galerie Templon accueille aujourd’hui deux projets artistiques de l’artiste, répartis dans ses deux espaces, 30 rue Beaubourg et Impasse Beaubourg.

« Jan Fabre est un gangster alchimiste, obsédé par tout ce qui change. Son oeuvre s’articule intégralement autour de l’interaction entre (…) le corporel et le spirituel » (P. Demets).

Rue Beaubourg, l’artiste concentre ses recherches sur le cerveau, morceau d’anatomie, contrepartie physique de l’intellect et siège de la créativité humaine. Une quinzaine de dessins et des sculptures inédites, spécialement créées pour la galerie - dont une étonnante paire de jambes-cerveau - explorent les possibilités poétiques de l’organe. La vidéo "Is the brain the most sexy part of the body ?" poursuit l’exploration : Jan Fabre, fidèle à son principe de dialogue entre les champs de la connaissance humaine, y mène une discussion avec Edward O. Wilson, l’un des plus grands scientifiques de notre temps.

Impasse Beaubourg, on retrouve l’artiste en gangster : Jan Fabre est Jacques Mesrine à l’occasion d’une performance essentielle menée en 2008 Galerie Danru au Musée du Louvre, "Art kept me out of jail". Une vidéo et des photographies noir et blanc documentent ce moment unique, tandis qu’une grande série de dessins révèle les méandres de son processus créatif. « Quand je pense, je dessine ; lorsque je dessine, je pense » explique l’artiste. Dans des autoportraits fascinants réalisés au crayon sur papier photographique, Jan Fabre semble pouvoir se transformer à l’infini, en détenu, en monstre, en clown, en victime... 

 

 

Lien sur ce blog:

Les gisants aux insectes de Jan Fabre

 

 


 

 

 

 

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Published by Catherine-Alice Palagret - dans Art contemporain
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