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Art contemporain

 

   Insectes, cerveaux, crânes, squelettes, les sujets obsessionnels de Jan Fabre nous parlent de mort. Le gisant, une tradition de la sculpture occidentale, sublime le corps pourrissant. Jan Fabre revisite ces vanités avec dérision, nous invitant à méditer sur la fragilité de la vie. Le plasticien flamand se définit comme un "guerrier de la beauté, chevalier du désespoir". 

 

 

 

Fabre Gisants Crosby Templon visageElizabeth Caroline Crosby, gisant de Jan Fabre

 

 

 

    Les corps sont délicatement sculptés en marbre de Carrare avec un grand réalisme. Poursuivant son dialogue entre art et science, Fabre représentent deux scientifiques, Elizabeth Caroline Crosby (1918-1983), neuro-anatomiste américaine et Konrad Lorenz (1903-1989), biologiste et zoologiste autrichien. Deux explorateurs des mystères du cerveau présentés comme des défunts royaux et qui, selon l'artiste, ressemblent à ses parents.


 

 

 

Fabre Gisants Crosby Templon piedsEffet de voile transparent, Elizabeth Caroline Crosby, gisant de Jan Fabre

 

 

 

    Pourquoi représenter Konrad Lorenz, connu pour ses sympathies nazis? Jan Fabre répond à Inferno: " Honnêtement je pense que ça appartient à l’histoire, à un moment précis de l’histoire – et je ne veux pas juger. Mon travail défend la vulnérabilité du genre humain".


 

 

 

Fabre Gisants Crosby Templon 2Elizabeth Caroline Crosby, gisant de Jan Fabre

55  x195 x74 cm

sculpture inspirée du Christ voilé de Giuseppe Sanmartino à Naples (1753)

 

 

 

 

    Allongée sur un matelas brodé, le corps de Lady Crosby est couvert d'un léger voile. La femme semble endormie. Un ver se glisse sous le tissu, signe de décomposition, ou selon Jan Fabre, une allégorie de la fertilité. Le papillon posé sur le visage de la défunte est un symbole de résurrection comme les abeilles, araignées, scarabées. Ces insectes ont le même rôle que les lions et les chiens psychopompes (guides des âmes) aux pieds des sépultures royales. Autour des gisants, les cerveaux posés sur des socles sont comme des globes, des univers. Ils sont coiffés d'insectes, délicat papillon semblant butiner les circonvolutions de marbre ou araignée nichée dans une feuille hésitants entre la vie et la mort.

 

 

 

Fabre Gisants Crosby Templon insectesTrois insectes, Elizabeth Caroline Crosby, gisant de Jan Fabre

 

 

 

 

   Les gisants et les cerveaux de marbre blanc sont exposés comme dans une chambre funéraire, calme et silencieuse. Pour Fabre une exposition est une mise en scène, une dramaturgie et bien sûr un acte spirituel. "L'art tel que je le perçois est un moyen de défense de la vulnérabilité de notre état d'humain, de défense de la vulnérabilité de la beauté." 1


 

 

 

Fabre Gisants Crosby Templon spunThe silk spun in the brain, 2012

marbre, 25 x19 x15 cm, Jan Fabre

 

 

 

 

   Après les Piétas de la Biennale de Venise en 2011, des cerveaux monumentaux et "compassionate dream", une réinterprétation de la pieta de Michel-ange où un crâne remplace le visage de la vierge et le corps de Jan Fabre le corps supplicié du Christ, l'artiste flamand continue son exploration des vanités. Non sans humour comme en témoigne l'intitulé de ses sculptures: The silk spun in the brain, Origin of the state of foolishness, the whims of the brain of the Lime-stick man, Water-ballet of th brain (finale), the greedy and holy eyes of the brain, the golden jelly of the brain.


 

 

Fabre Gisants Crosby Templon spiderCarnivorous brain, of the spider that wanted to change the world, 2012

marbre, 37 x19 x16 cm, Jan Fabre

 

 

 

Fabre Gisants Crosby Templon expo

 

 

 

 

 

     Jan Fabre est un plasticien et non un sculpteur. De talentueux marbriers de Carrare ont réalisé les oeuvres d'après les idées et les croquis de l'artiste. Les gisants de la Renaissance exprimaient la spiritualité d'une société et les sculpteurs y mettaient toute leur foi. Jan Fabre lui joue avec l'idée des vanités et de la résurrection et comme beaucoup de stars de l'art contemporain il ne réalise pas lui-même ses sculptures. Comme Jeff Koons, Murakami, Damian Hirst, Jan Fabre emploie de nombreux techniciens dans son atelier d'Anvers.

 

 

 

Dossier de presse:

Né en 1958 à Anvers, Jan Fabre est reconnu depuis la fin des années 1990 pour son œuvre d’homme de théâtre, de plasticien et d’auteur. Il s’intéresse depuis 1976 à l’art de la performance, et se lance en 1980 dans la mise en scène et la chorégraphie. Depuis, il a réalisé une trentaine de pièces mêlant danse et théâtre, dont la radicalité déclenche régulièrement la polémique, comme Je suis sang (2000) ou L’Orgie de la Tolérance (2009). En mai 2013 il présentera au Théâtre de la Ville à Paris The Tragedy of a Friendship consacré à la relation entre Nietzsche et Wagner.

Dessinateur invétéré, Jan Fabre crée des sculptures, modèles et installations qui font vivre ses grands thèmes de prédilection tels que la métamorphose ou l’artiste comme guerrier de la beauté. Parmi ses expositions personnelles les plus marquantes ces dernières années on peut citer celle du Museum voor Hedendaagse Kunst à Anvers en 2006 et du Musée du Louvre en 2008. Récemment, l’artiste a fait l’objet d’expositions au Kröller-Müller Museum d’Otterlo au Pays-Bas (Hortus/Corpus, 2011), au Kunsthistorisches Museum de Vienne et au Musée d’art moderne de St Etienne (Jan Fabre. Les années de l’heure bleue, 1986 – 1991, 2011).  

 

 

 

 

Jan Fabre : Gisants

Du 28 février au 20 avril 2013

Galerie Daniel Templon Paris.

 

 

 

Liens sur ce blog:

Les curieuses chimères de Jan Fabre à la galerie Daniel Templon

 


Autres liens:

Entretien avec Jan Fabre in Inferno

Les pietas de Jan Fabre à la Biennale de Venise, vidéo

 

 

Palagret

art contemporain

mai 2013

 


 

   Plusieurs créateurs de mode ont fait appel à des plasticiens pour élaborer leurs monstres de mode pour la parade de la Gaîté lyrique. Walter van Beirendonck a collaboré avec Erwin Wurm connu pour ses personnages bousoufflés.

 

 

 

 

Arrrgh! Gaité lyrique Wurm van Beirendonck cloud 3Walking sculpture cloud 9, Walter van Beirendonck en collaboration avec Erwin Wurm

Arrrgh! Monstres de mode, Gaîté lyrique

 

 

 

 

 

Arrrgh! Gaité lyrique Wurm van Beirendonck cloud 9Walking sculpture cloud 9, Walter van Beirendonck en collaboration avec Erwin Wurm

Arrrgh! Monstres de mode, Gaîté lyrique

 

 

 

 

Arrrgh! Gaité lyrique Wurm van Beirendonck cloud jauneWalking sculpture cloud 9, Walter van Beirendonck en collaboration avec Erwin Wurm

Arrrgh! Monstres de mode, Gaîté lyrique

 

 

 

 

Arrrgh! Gaité lyrique Craig GreenCraig Green, sculpture en collaboration avec David Curtis-Ring, 2013

Arrrgh! Monstres de mode, Gaîté lyrique

 

 

 

 

  De nombreux modèles réalisés par des créateurs de mode hésitent entre sculpture, costume et cosplay.

 

 

 

Arrrgh! monstres de mode Gaité lyrique1- Chi He, Oh my dog 2011. 2- Alexis Themistocleous, Freaks 2011.

3- Pierre-Antoine Vettorello, Bonnie Magnum vs Samantha Beretta 2009.

4- Bas Koster, Coeur 2007.

Arrrgh! Monstres de mode, Gaîté lyrique

 

 

 

 

 

Arrrgh ! Monstres de Mode

Gaîté Lyrique, 3 bis rue Papin, 75003

Mardi-samedi : 14h-20h. Dimanche : 14h-18h

 du 13 février au 7 avril 2013

 



 Arrrgh! Gaité lyriqueMareunrol's nightmares 2Mareunrol's nightmares 2006, Walter van Beirendonck sex clown 2006

Arrrgh! Monstres de mode, Gaîté lyrique

 

 

 

 

Liens sur ce blog:

Arrrgh! Monstres de mode, parade barbare et ludique à la Gaité Lyrique

Les maîtres du désordre: costumes des fêtes d'hiver, suspension de l'ordre cosmique


 

 

Palagret

mode monstrueuse

avril 2013

 

 


 

Rero ex situ Beaubourg verdana? !, ex situ à Beaubourg, atelier de RERO

 

 

 

    Do not cross the line, ne franchissez pas la ligne, est inscrit sur l'escalator de Beaubourg. Aujourd'hui RERO et six autres artistes de rue franchissent la ligne qui sépare l'art de la rue du musée. RERO inscrit ironiquement cet avertissement sur la chenille du musée en caractères verdana barré, sa marque de fabrique; la barre met en doute l'affirmation. La phrase ambigüe se voient de loin. 


 

 

 

Rero ex situ Beaubourg do not cross 2Do not cross the line, intervention de RERO sur l'escalator de Beaubourg

 

 

 

 

   A l'intérieur du centre Pompidou au studio 13/16, RERO inaugure une résidence d'artiste dédiée à l'art urbain. Sur le thème de la fin, les participants sont invités à composer des phrases à partir des lettres fournies par l'artiste puis à les coller sur les murs du studio. Ce n'est pas si facile. Le papier se gondole, la brosse dérape et la colle coule sur la main mais peu à peu les phrases se recouvrent, se répondent et se contredisent, en français et en anglais.

 

 

 

Rero ex situ Beaubourg projetRERO, ex situ, lettres barrées

 

 

 

 

    Le studio 13/16 est réservé aux adolescents mais en ce jour de vernissage il y avait autant d'adultes que de jeunes à jouer avec les lettres pré-découpées. Au plafond, un appareil photo prenait un cliché régulièrement pour garder la trace de cette joyeuse effervescence.  Chaque jour RERO choisira un thème différent (cliché, WYSIWYG etc ... ). Voir la video de la performance ici 


 

 

 

Rero ex situ Beaubourg the endProposition de RERO sur le thème de The end (la fin)

 

 

 

 

 

Dossier de presse:

À mi-chemin entre art urbain et art conceptuel, le plasticien RERO interroge notre société, et plus particulièrement le statut de l’image et les codes de la propriété intellectuelle à travers un acronyme qui apparaît régulièrement dans ses œuvres : WYSIWYG (What You See Is What You Get). Détournement et autocensure (il barre lui-même d’un trait épais ses propres slogans) sont les maîtres mots de ses recherches sur la négation de l’image.


 

 

 

Rero ex situ Beaubourg finishFINISH, lettres barrées de RERO

 

 

 


    Travaillant en extérieur depuis de nombreuses années, Rero investit depuis 2009 l’espace clos du musée ou de la galerie pour en repousser les limites et recréer un lieu privilégié d’interaction avec les autres.

 

 

 

 

 

 

Rero ex situ Beaubourg bladeBLADE, lettres barrées de RERO

 

 

 

 

Le Studio 13 /16 du Centre Pompidou, premier espace dédié aux adolescents dans une grande institution culturelle, présente Ex Situ, une nouvelle programmation consacrée à l’art urbain.

Le terme « Ex situ » désigne une technique de conservation « hors site » c’est-à-dire hors du milieu naturel. Ex situ explore les modes de présentation de l’art urbain hors de son milieu naturel qu’est la rue. Il se développe donc autour de plusieurs axes : respecter les fondamentaux et les codes de l’art urbain, réaliser des créations in situ, entreprendre une réflexion et des interventions en lien avec un espace donné et se confronter au côté éphémère de cet art.

 

 


 

Rero ex situ Beaubourg coinLes murs du studio 13/16 après une après-midi de happening, lettres barrées de RERO

 

 

 

 

Pour Ex situ, le Studio 13 /16 s’anime au fil des résidences des artistes : RERO, YZ, Ludo, JonOne, OX, Mark Jenkins et Vhils. Sous forme de performances collectives, ils invitent les adolescents à partager leurs processus créatifs et les différentes techniques de l’art urbain en prenant pour support l’espace lui-même : mur, cimaise, sol... au Studio, dans le Forum du Centre Pompidou et sur la Piazza. Ces workshops abordent les différents aspects de l’art urbain : travail in situ, exécution directe devant le public, adaptation au lieu donné, production éphémère...

 



Rero ex situ Beaubourg nomots collés, lettres barrées de RERO

 

 

 

 

Les évènements d'Ex Situ,  les éphémères:

Avant chaque résidence, les artistes réalisent des installations à l’intérieur ou à l’extérieur du Centre Pompidou qui mettent en avant l’aspect éphémère de l’art urbain. Grâce à l’architecture du bâtiment qui sera ainsi redécouverte, ces « éphémères » créent une ouverture sur la ville, et rendent visible l’expérience qui se déroule à l’intérieur.

Afin de laisser une trace artistique de l’expérience et des créations réalisées dans le cadre d’Ex situ, chaque cycle donnera lieu à la réalisation d’une courte vidéo. Au total, sept films seront réalisés puis diffusés, sur le site internet du Centre Pompidou et le Facebook du Studio 13/16.

 

 

 


Rero ex situ Beaubourg vdmmots collés, lettres barrées de RERO

 

 

 

 

 

Le kiosque tour

 Ex situ dépasse les murs du Centre Pompidou, le samedi 1er juin, pour investir des kiosques à journaux inexploités de la ville de Paris. Ainsi, sept kiosques à journaux seront rhabillés, repeints ou remodelés, par sept artistes et sept groupes d’adolescents franciliens, donnant lieu à un parcours original d’art urbain au cœur de la capitale. Parisiens, riverains, touristes ou amateurs d’art urbain auront donc l’opportunité d’assister à la création en direct du revêtement des kiosques, de rencontrer des street-artistes de renom, et de dialoguer avec les jeunes auteurs des installations.

Rendez-vous dans la rue, le samedi 1er juin, pour un après-midi « arty » à Paris !

• 122, boulevard Rochechouart, Paris 9e

• 13, boulevard Haussmann, Paris 9e

• 32, bis boulevard Haussmann, Paris 9e

• 75, rue Saint-Lazare, Paris 9e

• 90, avenue Ledru-Rollin, Paris 11e

• 139, avenue Daumesnil, Paris 12e • 20, rue de Lyon, Paris 12e

 

 

 

EX SITU

L’ART URBAIN PREND SES QUARTIERS AU STUDIO 13 /16

13 AVRIL - 16 JUIN 2013

studio 13/16, niveau -1, Centre Pompidou, Paris

 

Ouvert de 14h à 18h les mercredis, samedis et dimanches

 tous les jours pendant les vacances scolaires, sauf le mardi

 

 

 

Rero, du 13 au 21 avril

YZ, du 24 au 29 avril

Ludo, du 2 au 6 mai

JonOne du 8 au 15 mai

0X, du 18 au 26 mai

Vhils du 29 mai au 5 juin

Mark Jenkins du 8 au 16 juin

 


 

 

Liens sur ce blog:

Rero à la galerie Backslash: vide de sens ou error 404?

Les ironiques affiches sauvages de Rero

Mark Jenkins, street-art, un théâtre urbain à l'humour surréaliste

Rero, video d'ex situ à Beaubourg, lettres barrées

RERO, ex situ, autres thèmes

 

 

Image negation, site de Rero

 

 

Palagret

happening et street-art

avril 2013


 

 

 

 

    Un dinosaure près de la Seine? S'agirait-il d'un poisson d'avril tardif? Non, simplement une sculpture de Philippe Pasqua posée sur la plate-forme de la Compagnie des Bateaux-mouches. On s'attend à quelque chose de monumental qui se voit de loin comme les crânes géants de l'artiste.

 

 

 

sculpture dinosaure Pasqua seine 2Tyrannosaurus Rex, sculpture de Philippe Pasqua face à le Tour Eiffel

 

 

 

   Le monstre ne se voit pas tout de suite au port de la Conférence près de l'Alma. Il semble plutôt modeste au milieu des bateaux. Long de 7 mètres et haut de quatre mètres et demi il paraît bien petit dans cet environnement.

 

 

 

sculpture dinosaure Pasqua seine 3Tyrannosaurus Rex, dinosaure, sculpture de Philippe Pasqua

 

 

 

 

   Comme les crânes et les papillons, ce monstre préhistorique est une vanité. Espèce disparue, la sculpture de Philippe Pasqua parle de la fragilité de la vie et de l'éphémère, à l'échelle des temps longs. Ce Tyrannosaurus Rex a disparu de la surface de la terre comme, peut-être les humains finiront par disparaître après avoir détruit leur biosphère.


 

 

 

sculpture dinosaure Pasqua seine 6Tyrannosaurus Rex, dinosaure, sculpture de Philippe Pasqua

 

 

 

   Fait d'aluminium et de chrome, les 350 os du dinosaure ont été moulés sur un vrai squelette préhistorique. La sculpture avait déjà été exposée dans l'atelier de Philippe Pasqua "The storage" à Saint-Ouen l'Aumône.

 


 

 

sculpture dinosaure Pasqua seine 8Tyrannosaurus Rex, sculpture de Philippe Pasqua vu du pont de l'Alma


 

 

 

 

     Le squelette du Tyrannosaurus Rex métallique ne navigue pas, il reste à quai pour accueillir les touristes qui en ce mois d'avril plutôt froid n'étaient guère nombreux. Attendons le soleil pour voir le dinosaure briller au soleil.

 

 


 

sculpture dinosaure Pasqua seine 4Tyrannosaurus Rex, dinosaure d'aluminium et de chrome, sculpture de Philippe Pasqua

 

 

 

 

Tyrannosaurus Rex, Philippe Pasqua

 Port de la Conférence

Paris VIII

 

 

 

Liens sur ce blog:

Philippe Pasqua: crâne aux papillons et autres vanités

Vanités de Philippe Pasqua: crânes multicolores aux papillons englués, Art Paris

 

 

 

 

 

 

Palagret

art en plein air

avril 2013

 


 

   ARRRGH! est un cri de terreur, de surprise, devant l'incompréhensible, le différend, le monstrueux. Les 80 monstres de mode, mannequins bizarres, énigmatiques, surréalistes exposés à la Gaité Lyrique ne suscitent pas vraiment l'effroi, plutôt la surprise et l'amusement.


 

 

Arrrgh! Gaité lyrique Rozalb de MuraRozalb de Mura, collection The Remains, printemps-été 2012

arrrgh! Monstres de mode, exposition à la Gaité Lyrique

 

 

 

 

 

  Monstres de mode, parade organisée par le collectif Atopos CVC, montre l'influence de l'art tribal, des jeux video, du design et de l'art contemporain dans l'imagination des créateurs de mode. Une mode excessive et théâtrale qui habille corps humains et chimères, une mode pas vraiment destinée à être portée sinon dans des fêtes carnavalesques.



 

 

Arrrgh! Gaité lyrique Mareunrol's nightmareMareunrol's, collection Nightmare, 2006

arrrgh! Monstres de mode, exposition à la Gaité Lyrique

 

 

 

 

    Colorées, grotesques ou charmantes, ces créatures hybrides échappées des podiums appartiennent à la fois à la mode, à la scénographie et à la sculpture. Le corps humain y est déformé, camouflé ou réduit à une épure. Comme pour des avatars ou des costumes cosplay, toutes les fantaisies sont permises. De la très classique coiffe-cygne de Mads Dinesen aux silhouettes boursoufflées d'Edwin Wurm et à la boule de peluches à pattes de Piers Atkinson. 

 

 

 

Arrrgh! Monstres de mode Gaité lyrique 2Manon Kündig, Van Beirendonck et Erwin Wurm,

 arrrgh! Monstres de mode, exposition à la Gaité Lyrique

 

 

 

 

    Toutes sortes de tissu mais aussi de cheveux (Charlie Le Mindu), bois, plastique, mousse, habillent les étranges créatures aux déguisements dignes de ceux de Lady Gaga. Leur visage est souvent métamorphosé en coeur (Bas Kosters), mitraillette (Vettorello) ou cage (Vibskov). Il s'efface derrière des masques, couvert d'un sac à main (Andrea Crews) ou d'une cagoule (Rozalb de Mura). Le mannequin traditionnel au visage parfait et à la silhouette anorexique, starisé aujourd'hui dans les défilés, n'existe plus ici. Les monstres l'ont avalé.



 

 

Arrrgh! Gaité lyrique Kosters VettorelloBas Kosters, Coeur, collection Love, fuck, yeah, 2013

Pierre-Antoine Vettorello, collection Bonnie Magum vs Samantha Beretta, 2009

 

 

 

 

   En passant à travers des murs de carton-pâte éventrés, les visiteurs arrivent dans une grande salle où ils déambulent librement au milieu des Monstres de mode, mannequins de plastique descendus de leur podium. Une musique hypnotique rythme la présentation immobile tandis qu'un chaos de néons blancs éclaire crûment le spectacle. Des enfants jouent avec de gros ballons noirs en frôlant les fragiles parures, peu effrayés par ces monstres plutôt gentils. Au fond, une salle obscure présentent des fantômes (Bas Kosters), un homme lapin (Kim Traeger), un ours aux bottes rouges (Mizuno), des chrysalides, corps creux en mousse blanche (Digitaria), un corps masque très art primitif (JP Lespagnard), un monstre squelette à la bouche écarlate (Nanogigantisme) etc ... 

 

   

 

 

Arrrgh! Gaité lyrique Andrea Crews tronçonneuseAndrea Crews, autoportrait à la tronçonneuse, 2013, Van Beirendonck, costume d'opéra, 2012

arrrgh! Monstres de mode, exposition à la Gaité Lyrique

 

 

 

 

   La mode elle-même, la parure, est monstrueuse en infligeant au corps des contraintes extravagantes comme les pieds bandés des femmes en Chine, les cous démesurément allongés des femmes girafes en Afrique, les corsets asphyxiants en Europe des bourgeoises du XIXè siècle ou aujourd'hui les chaussures à talons improbables de Jimmy Choo. Pour être séduisants, les hommes et les femmes infligent à leur corps de vraies tortures. Les monstres de mode de la Gaité Lyrique n'en sont que l'expression exacerbée et ludique.


 

 


Arrrgh! Gaité lyrique Vibskov GreenCraig Green, sculpture en collaboration avec David Curtis-Ring (en noir)

Henrik Vibskov, collection The solar donkey experiment, 2010

au fond fantômes de Bas Kosters, collection freedom womenwear 2009


   

 

  « C’est une exposition sur la monstruosité de la figure humaine. Je déteste la mode dans son système de valeurs mais il existe des créateurs très inventifs qui s’interrogent sur le rapport entre le corps et le vêtement et défient les canons esthétiques traditionnels. A travers leur filtre, le laid devient beau, et ils posent la question fondamentale de la différence. L’accepte-t-on ? », déclare Vassilis Zidianakis, d'Atopos. Son livre « Not a Toy, fashioning radical characters » a inspiré une exposition à Athènes en 2011 et aujourd'hui à la Gaité Lyrique.


 

 

 

Arrrgh! Gaité lyrique Hideki SeoHideki Seo, be free, 2012

Chi He, Eat me, collection Oh my dog 2011

 

 

 

 

« Chez les Grecs anciens, un monstre désignait tout phénomène étrange, divin ou extraordinaire, comme l’arc-en-ciel par exemple. Mais qu’est-ce qu’un monstre aujourd’hui ? ». « Comment accepter quelque chose qui ne nous ressemble pas ? Qui nous fait peur ? C’est la question de la différence à laquelle il nous appartient de donner du sens ». Arrrgh !, « c’est un cri de surprise, de peur et d’angoisse ! Inquiétude refoulée vis-à-vis d’un autre différent, qui a l’air d’un monstre mais avec lequel nous aimerions bien communiquer».

 

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Arrrgh! Gaité lyrique Le Meridu PictoplasmaCharlie Le Mindu, Kiss freak 2011, femme cheveux à plusieurs bouches

au fond, trois petits bonshommes jaunes, Pictoplasma d'après les personnages d'Akinori Oishi

 

 

 

 

 

Dossier de presse:

arrrgh ! Monstres de mode

" De Alexander McQueen à Andrea Crews en passant par Craig Green ou Walter Van Beirendonck, Arrrgh! présente une sélection de 58 créateurs contemporains qui utilisent les figures et les expressions monstrueuses dans leurs costumes et leurs vêtements, inspirés par le design, l’animation ou encore le dessin.

Dans la lignée de l’exposition Pictoplasma, présentée en décembre 2011, les personnages contemporains issus du phénomène du character design sont devenus des créatures de mode.

Frottez-vous à ces monstres, qu’ils soient étranges, gênants, pop ou séduisants. Mêlez-vous à près de 80  créatures descendues de leurs podiums de défilés pour essayer de se fondre parmi nous. ARRRGH! questionne notre conception de la beauté et de l’identité. Libérés de toutes contraintes les créateurs nous présentent leurs réalisations les plus avant-gardistes qui  brouillent les frontières entre costume et vêtement."

 

 


 

Arrrgh! Gaité lyrique Leuton PostleLeutton Postle, 2012

arrrgh! Monstres de mode, exposition à la Gaité Lyrique

 

 

 

 

   "Le phénomène contemporain du character design est d’abord apparu aux États-Unis au début du XXe siècle et s’est largement développé au Japon dans les décennies qui suivent. Tout d’abord utilisé dans la publicité et la promotion de produits, c’est à partir des années 90 que ces créatures contemporaines ont inondé la production artistique et culturelle au niveau mondial. Elles apparaissent aujourd’hui sous de nombreuses formes artistiques, du street art aux jeux vidéo, en passant par le toys art, l’animation et le cinéma, le graphisme, le design d’objets ou de produits, envahissant les carnets de croquis des artistes et jusqu’à la haute couture, remettant en cause les normes esthétiques établies. Les créatures du character design sont abstraites, figurines au charme pictural puissant, audacieuses silhouettes aux traits singuliers. En quelques années, les représentations de créatures, parfois familières, souvent d’une inquiétante étrangeté, sont apparues au sein de nombreuses collections de designers. Elles ont envahi les podiums et les représentations esthétiques de la mode au sens large, brouillant les frontières entre costume et vêtement."

 

 

 

 

Arrrgh! Gaité lyrique HeyniekHeyniek, Foamboys x hyperbole, 2012

arrrgh! Monstres de mode, exposition à la Gaité Lyrique

 

 

 

 

 

"Après Pictoplasma, l’exposition dédiée au character design présentée en décembre 2011 à la Gaîté lyrique, les « post digital monsters » quittent les podiums et reviennent s’exposer.
Cette exposition présente une sélection de créateurs contemporains utilisant les figures et les expressions monstrueuses dans leur travail créatif, s’inspirant du design, de l’animation ou encore du dessin.
La représentation du corps humain, jamais nu, est questionnée à travers l’émergence d’un langage, créé par ces vêtements qui transforment les silhouettes et convoquent l’étrange. Au-delà d’une simple protection corporelle, le vêtement, révélateur d’une époque, affiche l’évolution des mœurs et des tendances."

 

 

 

Arrrgh! Gaité lyrique Pixel monsterPixel Monster, Gary Card, 2007,

Pierre-Antoine Vettorello, collection Bonnie Magum vs Samantha Beretta, 2009

 Maison Martin Margiela, printemps-été 2009 (visage couvert) 

 

 

 

 

 

"Dans le monde de la mode contemporaine, le corps humain est constamment transformé, métamorphosé en être méconnaissable et étrange. Les designers expérimentent, donnent aux textiles des formes atypiques et créent des volumes extrêmes. Ils recouvrent et masquent les visages, ils habillent le corps en donnant naissance à des formes hybrides et extravagantes aux couleurs éclatantes et d’une surprenante abstraction.

Certains créateurs avant-gardistes dissimulent le visage de leurs mannequins et ainsi mettent un terme à une tradition de mannequinat incarné, ainsi qu’à une certaine définition objective de la beauté. Comme l’indique le titre d’une des performances imaginées par Charlie le Mindu et Atopos Mr & Mrs Myth, la tendance de la mise en scène de soi, de la mythologisation de sa propre identité prend davantage d’importance, à l’encontre de l’uniformisation. La mode ne s’arrête plus à l’image projetée mais s’intéresse maintenant à l’effet sur le corps autant que sur l’esprit de celui qui la porte."


 

 

 

Arrrgh! Gaité lyrique NishiyamaTakashi Nishiyama, Gumdam couture, collection "we are all one - the hero of one" 2011

 

 

 

 

 

"Parallèlement à nos vies réelles, nous menons désormais des vies virtuelles et numériques sur internet. Nous créons et développons notre avatar personnel. De quoi se constitue l’identité dans une société mondialisée et séculière dans laquelle nous nous considérons autant citoyen du monde que membre d’une communauté locale ? Avec l’émergence de ces modes de vie connectés, les influences circulent et les références culturelles s’immiscent dans tous les domaines. La Gaîté lyrique, lieu d’investigation des questions de société à l’ère du numérique, s’empare de cette transversalité avec cette exposition au croisement de la mode et du character design."

 

 

 

Arrrgh! Gaité lyrique LespagnardJean-Paul Lespagnard, collection George the bush, Tree hat, 2010


 

 

Liste complète des designers et artistes invités : 

ALEXANDER MCQUEEN (UK), ALEX MATTSSON (SE), ALEXIS THEMISTOCLEOUS (CY), ANDREA AYALA CLOSA (ES), ANDREA CAMMAROSANO (IT), ANDREA CREWS (FR), BART HESS (NL), BAS KOSTERS (NL), BERNHARD WILLHELM (DE), BORIS HOPPEK (DE), BRONWEN MARSHALL (UK), CASSETTE PLAYA & GARY CARD (UK), CHARLIE LE MINDU (FR), CHI HE (CN), CLAIRE MICHEL (FR), CRAIG GREEN (UK), DAVID CURTIS-RING (UK), DIGITARIA (GR), DR NOKI'S NHS (UK), ERIKA MIZUNO (JP), FREEKA TET (FR), FILEP MOTWARY & MARIA MASTORI (CY & GR), GEORGE TOURLAS (GR), HELEN PRICE (UK), HENRIK VIBSKOV (DK), HEYNIEK (NL), HIDEKI SEO (JP), ISABEL MASTACHE MARTINEZ (ES), ISSEY MIYAKE & DAI FUJIWARA (JP), JEAN-PAUL LESPAGNARD (BE), JOSEFIN ARNELL (SE), KIM TRAEGER (DK), LEUTTON POSTLE (UK), LUIS LOPEZ SMITH (UK), MADS DINESEN (DK), MAISON MARTIN MARGIELA (FR), MANON KÜNDIG (CH), MARCUS TOMLINSON - GARETH PUGH (UK), MAREUNROL’S (LV), ON AURA TOUT VU (FR), PERNILLA WINBERG (SE), PAUL GRAVES (US), PICTOPLASMA (DE), PIERRE-ANTOINE VETTORELLO (FR), PIERS ATKINSON (UK), REJINA PYO (KR), RICK OWENS (US), ROZALB DE MURA (RO), SHIN MURAYAMA (JP), SOTIRIS BAKAGIANNIS - THEPERSONWHODIDTHIS (GR), TAKASHI NISHIYAMA (JP), THE BRAINSTORM DESIGN (GR), TRACY WIDDESS (CA), TOMA STENKO (RU), URBAN CAMOUFLAGE (DE), WALTER VAN BEIRENDONCK (BE).

 

 

 

 

Commissaire de l'exposition: Vassilis Zidianakis

Scénographie de Stamos Fafalios.


 


 

Arrrgh! Gaité lyrique Kundig mainManon Kündig, collection Bowerbird, 2012

 

 

 

 

 

Arrrgh ! Monstres de Mode

Gaîté Lyrique, 3 bis rue Papin, 75003

Mardi-samedi : 14h-20h. Dimanche : 14h-18h

 du 13 février au 7 avril 2013


 

 

 

Liens sur ce blog:

Arrrgh! Monstres de mode, sculptures ou costumes à la Gaité Lyrique?

Les maîtres du désordre: costumes des fêtes d'hiver, suspension de l'ordre cosmique


 

 

Palagret

mode monstrueuse

février 2013

 

 

 

 

Source: 

Dossier de presse

 



“Je ne peux pas croire à quel point je t'aimais"

"Je promets de t'aimer"

"Quand je te serre dans mes bras, je serre ton coeur" 1

 

    Ces phrases sirupeuses au sentimentalisme assumé sont de Tracey Emin. Reproduisant son écriture, des lettres s'inscrivent lentement dans des coeurs rouges affichées à Times SquareDétournant 15 grandes publicités lumineuses de leur fonction commerciale, six coeurs rouges de Tracey Emin s'affichent à Times Square de 11 heures 57 à minuit. Pendant 180 petites secondes, l'ode à l'amour remplace l'ode à Coca-Cola, Samsung ou Ford.

 

 

 

Tracey Emin love want neon"Love is what you want", néon de Tracey Emin 

 

 

 

 

   “Chaque année j'envoie des cartes pour la Saint-Valentin. Cette année je n'aurai pas à le faire. Times Square le fera pour moi.” déclare la plasticienne britannique Tracey Emin. 

 

 

 

Tracey Emin Times square"I promise to love you", néons de Tracey Emin à Times Square pour la Saint-Valentin 2013 

 

 

 

 

  Tracey Emin est connue pour ses oeuvres provocantes sexuellement explicites relatant sa vie amoureuse, ses échecs et ses humiliations. Depuis 2010, les néons de la série I Promise to Love You” paraissent au contraire bien fleur bleue. Les textes de lumière sont tout à fait appropriées pour la Saint-Valentin. Comme des citations de chansons sentimentales, ils sont tout public.

 

 

 

Londres Tracy Emin néon expo 7662Néons de Tracey Emin 

 

 

 

 

   "Je suis très forte à l'amour non partagé. Je n'ai pas eu de relation sentimentale depuis des années. Mon travail s'en inspire."

 

   "Tout mon travail parle d'émotion, de sentiment, de la sujétion, d'être témoin; c'est personnel. ... Ce n'est pas cathartique mais c'est vraiment un moyen de m'exprimer. C'est très vieux jeu et traditionnel."

 

 

 

Tracy Emin quilt Hayward ash"You bitch, Everythig you steel will turn to ash"

Blanket, quilt, de Tracey Emin

 

 

 

 

   Tracey Emin se souvient des enseignes aux néon de son enfance rayonnant dans la nuit. Aujourd'hui les immenses publicités et les enseignes de Times Square sont devenues numériques. Emin a voulu recréer la radiance des néons et leur aspect aujourd'hui désuet en les retranscrivant sur des panneaux qui font appel aux dernières technologies. 


 

 

 

Tracey Emin neon Times SquareLes amoureux s'embrassent sous les coeurs de néon de Tracey Emin à Times Square


 

 

 

   Du 3 au 28 février et pendant trois minutes seulement chaque soir, les amoureux pourront se photographier sous les coeurs de faux néon et envoyer leur cliché avec le hashtag #MidnightMoment au site de s[edition]. Les meilleurs participants gagneront une édition digitale. Le 13 février Tracey Emin au coeur d'artichaut sera à Times Square et posera avec les visiteurs volontaires. Elle qui clame si fort que sa vie amoureuse est un désastre trouvera peut-être alors le bonheur à Manhattan le jour de la Saint-Valentin.

 

 

 

Tracey-Emin-neon-love-you.jpg"I can't believe how much I loved you", néon de Tracey Emin

 


 

    Les animations digitales reproduisant l'effet du néon sont crées par s[edition]. Les oeuvres qui n'existent qu'en format digital sont éditées à 2000 exemplaires à partir de 80$. Puis le prix augmentera automatiquement jour après jour. Damien Hirst, Shepard Fairey, Jenny Holzer et Yoko Ono ont déjà produit des oeuvres qui peuvent être téléchargées. 
  Depuis 2012, l'opération Midnight Moment distille un peu de culture au milieu de l'invasion publicitaire de Times Square, carrefour new-yorkais très fréquenté. L'initiative reste limitée car les annonceurs ne sont pas prêt à céder des emplacements publicitaires très rentables plus de quelques minutes tard le soir.

  

 

 Times square by Michael McDonoughInvasion publicitaire à Times Square

photo Michel McDonough

 

 

 

 

  Plus modestement, la Mairie de Paris affichera aussi des mots d'amour pour la Saint-Valentin. Pour la deuxième année consécutive, 170 panneaux lumineux feront défiler des messages amoureux envoyés par les internautes. Là aussi, la participation des anonymes est requise.

 


 

 

Liens sur ce blog:

Tracey Emin, Love is what you want, un impudique journal intime à la Hayward Gallery

Saint-Valentin: des billets doux squattent les panneaux lumineux à Paris

 

 

Midnight Moment

Les mots d'amour de la Mairie de Paris


 

Palagret

art dans l'espace public

février 2013

 

 

Notes:

1 - "Love is what you want,”. “I can’t believe how much I loved you,”.  "I promise to love you". "when I hold you I hold your heart."

 

 

 

Sources:

Site de Tracey Emin

Artnews

seditionart

Wallpaper

 

 

 

    Nouer des sacs de plastique coloré sur un filet au milieu de l'atrium de la Gare Saint-Lazare, voilà une occupation ludique qui attire les badauds. Du 15 au 21 mai 2012, des centaines de voyageurs de la gare Saint-Lazare ont vu s'ériger au milieu de l'atrium une drôle de sculpture faite de banals sacs plastiques.

 

 

 

Pascale Marthine Tayou Plastic bags Saint-Lazare 5Plastic Bags, Pascale Marthine Tayou, Gare Saint-Lazare, Paris

 

 

 

 

    Le plasticien camerounais Pascale Marthine Tayou invitait les passants à contribuer à Plastic bags, oeuvre participative. Trois comédiens allaient chercher des volontaires dans la foule et une équipe constituée d'étudiants et du personnel de la Galleria Continua encadrait le travail. Une fois finie, la colonne compte 25 000 sacs biodégradables attachés à un filet et traverse les trois niveaux de l'atrium sur 10 mètres de haut. 

 

 

 

Pascale Marthine Tayou Plastic bags Saint-Lazare 6Plastic Bags, Pascale Marthine Tayou, Gare Saint-Lazare, Paris

 

 

 

 

    La sculpture se réfère aux Nymphéas de Claude Monet avec ses couleurs estompées. Ici dans l'atrium rénové de la gare, les couleurs franches - bleu, rouge, blanc, jaune, vert - des sacs se mélangent vu de loin mais la référence au peintre impressionniste n'est pas évidente. Le nom de Monet évoque cependant la gare Saint-Lazare puisque une série de douze tableaux dépeint la verrière enfumée par les locomotives à vapeur avec différents effets de lumière.

 

 

 

Pascale Marthine Tayou Plastic bags Saint-LazarePlastic Bags, Pascale Marthine Tayou, Gare Saint-Lazare, Paris

 

 

 

 

   "J’espère que Monet ne se retourne pas dans sa tombe! Il s’agit pour nous de faire modestement une nouvelle proposition contemporaine", dit prudement  Pascale Marthine Tayou. 1

 

 

 

Pascale Marthine Tayou Plastic bags Saint-Lazare 1Plastic Bags, Pascale Marthine Tayou, Gare Saint-Lazare, Paris

 

 

 

 

    Le sac plastique incarne la surconsommation de nos sociétés, la prolifération des déchets, le gâchis des ressources de la planète et le problème du recyclage. Des sacs plastiques pourrissent l'environnement aussi bien en Occident qu'en Afrique ou en Asie. Conscient ou non de la signification symbolique de ces sacs ou de la dimension artistique de la colonne, les participants de mai accrochaient joyeusement les sacs. 

 

 

 

Pascale Marthine Tayou Plastic bags Saint-Lazare 7Plastic Bags, Pascale Marthine Tayou, Gare Saint-Lazare, Paris

 

 

 

 

    "Je suis avant tout un artiste visuel, je souhaite apporter une joie de vivre et une harmonie. Montrer que le plastique, le “mal”, peut porter le costume du “bien”. 1

 

   Depuis l'installation de la colonne en mai, la structure s'est légèrement affaissée, les sacs se sont tassés. Plastic Bags restera en place un an puis l'oeuvre sera peut-être réinstallée ailleurs. Les sacs plastiques sont biodégradables donc l'oeuvre finira par se détruire sous l'action de la lumière.


 

 

 

Pascale Marthine Tayou Plastic bags Saint-Lazare 9Plastic Bags, Pascale Marthine Tayou, Gare Saint-Lazare, Paris

 

 

 

 

 

   La gare Saint-Lazare voit passer 450 000 voyageurs par jour et un train toutes les 28 secondes. Dans cette ruche bruissante, l'oeuvre de Pascale Marthine Tayou haute de 10 mètres donne une note insolite à la halle blanche, ancienne Salle des pas perdus rénovée en centre commercial. Des centaines de banlieusards trop pressés empruntent les escalators qui relient les trois niveaux. Bien peu remarquent l'accumulation monumentale de sacs semblables à ceux qu'ils transportent. La sculpture est pourtant juste sous leurs yeux. C'est le destin des oeuvres dans l'espace publique. Il reste quand même quelques voyageurs qui se sont donné rendez-vous là et qui font les cent pas pour tuer le temps. Certains contemplent Plastic Bags avec perplexité ou amusement.

 

 

 

 


Video:Pascale Marthine Tayou rencontre Claude Monet... par ikonotv

 

 

 

   Pascale Marthine Tayou utilise ici l'accumulation et la profusion d'objets du quotidien comme dans ses sculptures exposées à La Villette ou sa colonne de casseroles exposée aux Tuileries pendant la Fiac 12.

 

 

 

Tayou-collection-prive-e-Home-sweet-home-expo-La-Villette-.jpgHome sweet home, Pascale Marthine Tayou, La Villette, octobre 2012

 

 

 

Palagret

art contemporain dans l'espace public

janvier 2012

 

 

 

Fiac Tuileries Tayou colonne Pascale 40708Colonne Pascale (détail), Pascale Marthine Tayou, Jardin des Tuileries

 

 

 

 

Lien:

Entretien avec Pascale Marthine Tayou

 


 

 

1- in 20minutes

 


 

   Joli parterre coloré de pommes, "September 2nd 2006", de Gu Dexin occupent le centre de la Halle Aubervilliers du 104. Une partie des fruits est écrasée par un rouleau compresseur un peu rouillé. La séduction esthétique de ces neuf tonnes de pommes rouges et jaunes ne fait que révéler les dérives d'une société de consommation qui gaspille et jette la nourriture.


 

 

 

104 Nature Gu Dexin pommes rouleau compresseur"September 2nd 2006" pommes écrasées par un rouleau compresseur de Gu Dexin au 104


 

 

    La symbolique de la pomme dans la culture occidentale est forte: la pomme du Paradis croquée par Eve, la pomme que Pâris offrit à Aphrodite la plus belle des déesses provocant la colère d'Héra et d'Athéna, la pomme de Guillaume Tell et la pomme empoisonnée de Blanche-Neige. En Chine, la pomme représente la bonne santé, la paix et l'harmonie familiale. Ici au 104, Gu Dexin ne montre pas une seule pomme symbolique mais des centaines de pommes étalées devant un rouleau compresseur comme les tonnes de fruits et légumes que les paysans détruisent quand les prix sont trop bas. 

 

 

 

104 Nature Gu Dexin pommes 3"September 2nd 2006" pommes écrasées par un rouleau compresseur de Gu Dexin au 104

 

 

 

    L'exposition dure du 22 septembre au 17 mars. Dans quel état sera alors le tapis de pommes de Gu Dexin s'il n'est pas renouvellé? Comme les oeuvres de Michel Blazy, le temps, le pourrissement et l'entropie sont des notions centrales dans cette oeuvre faite d'éléments vivants.

 

 

 

104 Nature Gu Dexin pommes 6"September 2nd 2006" pommes écrasées par un rouleau compresseur de Gu Dexin au 104

 

 

 

 

Par Nature, exposition collective

Céleste Boursier Mougenot, from here to ear (2012)

Moataz Nasr, I am free (2012)

Hema Upadhyay, This space is between you and me (2011) 

Zimoun, 416 prepared dc-motors, hemp cords, cardboard boxes , 60X60X60cm (2012

Gu Dexin, September 2nd 2006

Christophe Beauregard, le meilleur des mondes? (2012)

Joana Vasconcelos, Jardim do Edem (2012)

Du 22 septembre 2012 au 17 mars 2013

Le Cent-quatre, 5 rue Curial, 75019 Paris

Du mardi au Dimanche, 15h-19h


 

 

 

104 Nature Gu Dexin pommes 5"September 2nd 2006" pommes écrasées par un rouleau compresseur de Gu Dexin au 104

 

 

 

 

 

Lien sur ce blog:

Michel Blazy, sculpcure, des oranges pourrissantes sur un Plateau

 

 

 

Palagret

art et pourrissement

janvier 2013

 

 

 

 

Dossier de presse:    

    Gu Dexin, artiste chinois majeur, né en 1962 à Pékin où il vit et travaille, expose en Chine, en Europe et aux Etats-Unis, et a participé à de nombreuses manifestations internationales telles que les Biennales de Venise de 1995 et de 2003. Gu Dexin s'est beaucoup interrogé sur les tensions qui existent entre l'être humain et son environnement. Ses recherches portent principalement sur la matière, qu'elle soit comestible ou non. Il est connu pour ses expérimentations provocantes ; son travail touche à l'absurde et au paradoxe, et il l'adapte spécifiquement aux sites dans lesquels il est invité à exposer.

 

 

L'exposition Par Nature est un parcours, dans les espaces du CENTQUATRE, parsemé d'oeuvres souvent monumentales que proposent des artistes confirmés ou à découvrir, provenant de la scène artistique internationale. Venus de Suisse, du Portugal, d'Egypte, d'Inde et de Chine et, bien sûr, de France, ceux-ci nous livrent une interprétation contemporaine de cette quête sans cesse renouvelée du désir de nature. Chacune de ces installations aborde celle-ci sous l'angle mythologique, poétique, politique, social ; toutes, organiques et conceptuelles, invitent le visiteur à faire l'expérience physique et intellectuelle de ce nouveau paradigme artificiel.

José-Manuel Gonçalvès
Directeur du CENTQUATRE

 


 

 

   La montagne de Bugarach et quelques animaux décapités ont atteri dans une galerie de la rue Saint-André des Arts. En attendant le 21 décembre, l'installation monumentale de Huang Yong Ping propose une image de la Fin du Monde.

 

 

 

Huang Yong Ping Bugarach Mennour 2Animaux décapités et montagne. Bugarach, Huang Yong Ping, galerie Kamel Mennour

 

 

 

En voici une petite video.

 

 

 

 


Bugarach, Huang Yong Ping, une fin du monde par Palagret

 

 

 

 

 

Bugarach, Huang Yong Ping

Galerie Kamel Mennour - 47, rue Saint-André des Arts - 75006 Paris

Du 5 décembre 2012 au 26 janvier 2013

 

 

 

Palagret

fin du monde

décembre 2012

 



 

    Même si la fin du monde n'aura pas lieu le 21 décembre 2012, l'eschatologie est dans l'air du temps. La publicité, les plasticiens et les street-artists s'en emparent. A la galerie Kamel MennourHuang Yong Ping expose Bugarach une installation avec un gros faux rocher, un hélicoptère miniature et des animaux empaillés décapités.

 

 

 

Huang Yong Ping Bugarach Mennour 4Les têtes coupées. Bugarach, Huang Yong Ping, galerie Kamel Mennour

 

 

 

 

    Dans la première salle presque vide, une sirène d'alerte au plafond reste silencieuse. Un serpent en descend, rappel de la tentation d'Eve. Au sol, une chèvre blanche. Dans le fond on aperçoit la montagne de Bugarach en miniature. 


 

 

 

Huang Yong Ping Bugarach Mennour sirène montagneSirène, serpent et montagne. Bugarach, Huang Yong Ping, galerie Kamel Mennour

 

 

 

 

   A gauche, une pièce avec seize animaux, tous décapités et principalement blancs. Le blanc est la couleur de l'innocence mais aussi de l'endoctrinement. De nombreux adeptes des sectes s'habillent de blanc. Le pelage du tigre et du faon ajoutent un peu de couleur à ce groupe condamné, innocent ou non.

 

 

 

Huang Yong Ping Bugarach Mennour tigreAnimaux blancs, rayés, tachetés. Bugarach, Huang Yong Ping, galerie Kamel Mennour

 

 

 

 

   Un carton rouge simule le cou sanglant des animaux. Les victimes semblent aller dans tous les sens comme des poulets qui continuent à courir alors qu'on leur a tranché la tête. 


 

 

Huang Yong Ping Bugarach Mennour soucoupeMontagne, soucoupe volante et trophées. Bugarach, Huang Yong Ping, galerie Kamel Mennour

 

 

 

 

   La troisième pièce contient un énorme faux rocher de neuf mètres de long représentant la montagne de Bugarach. Une soucoupe blanche semble en émerger ou y pénétrer. Les têtes des animaux sacrifiés sont posées dessus. Elles regardent vers le ciel, vers un hélicoptère, plus petit qu'eux. Il n'est pas là pour sauver les sacrifiés, trop tard, mais pour rendre compte du drame ou rassurer les survivants. 


    Un deuxième sol a été coulé dans la galerie pour pouvoir casser le béton et donner l'illusion du surgissement de la pointe du massif. Bugarach, l'installation de Huang Yong Ping met en scène nature et artifice, mouvement et stabilité, espoir et désespoir.


 

 

Huang Yong Ping Bugarach Mennour cerfAnimaux décapités. Bugarach, Huang Yong Ping, galerie Kamel Mennour

 

 

 

 

    Comme avec son Tatou ou Arche 2009, Huang Yong Ping aime bien découper les animaux en tranche, les brûler, les martyriser ... métaphoriquement.

 

    Bugarach n'est pas une installation in situ, elle peut être démontée et remontée ailleurs. L'oeuvre monumentale sera différente mais le concept reste le même. Actuellement Arche 2009 est exposée à Lille pour Fantastic 2012.

 


 

 

 

 

Communiqué de presse, Huang Yong Ping, Bugarach

    Bugarach est le nom d'un village des Pyrénées françaises et du pic montagneux qui le surplombe, nommé «la montagne renversée», en raison de sa particularité géologique qui en fait une curiosité naturelle: ses couches inférieures sont plus récentes que ses couches supérieures. Hameau d'à peine 200 habitants, Bugarach est depuis les années 1970 un lieu de pèlerinage pour de nombreux adeptes d'ésotérisme New Age. Ce site est récemment devenu une destination très prisée en raison de la croyance selon laquelle le pic serait le seul lieu épargné lors de la «fin du monde» qui, selon certaines lectures du calendrier Maya, devrait advenir le 21 décembre 2012. 

 

 

 

Huang Yong Ping Bugarach Mennour 1Montagne et hélicoptère. Bugarach, Huang Yong Ping, galerie Kamel Mennour

 

 

 

    Cette prophétie de l'apocalypse, ou plutôt les nombreuses théories de «grande transformation» ou de fin de cycle, avancées par les théoriciens ésotériques ou de fringe science («science marginale») est largement réfutée par les mayanistes. Elle se concrétise pourtant par l'afflux régulier de nouveaux habitants, pèlerins ou simples curieux venus du monde entier. Le pech de Bugarach est ainsi affublé de divers pouvoirs extraordinaires. Notamment considéré comme un haut lieu de présence extra-terrestre, il posséderait une cavité centrale, refuge des ovnis ou bien matrice d'un champ électromagnétique surnaturel qui empêcherait les avions de le survoler. Les différentes pratiques mystiques constatées récemment à Bugarach laissent entrevoir des syncrétismes de sagesses et de rituels orientaux, précolombiens ou amérindiens mâtinés de théories du complot. Les médias internationaux se pressent aujourd'hui à Bugarach en quête d'images folkloriques, et se font bruyamment l'écho de menaces de dérives sectaires, quitte à les alimenter en retour.

 

 

 

Huang Yong Ping Bugarach Mennour ratRat sans tête au pied de la montagne. Bugarach, Huang Yong Ping, galerie Kamel Mennour

 

 

 

    Dans notre société globalisée où la perte du sentiment religieux est contemporaine de l'essor de nouveaux extrémismes, la résurgence de ces spiritualités New Age à l'approche d'un cataclysme fantasmé n'est pas anodine. Il n'est pas étonnant que Huang Yong Ping s'empare de ce phénomène, lui qui depuis plusieurs années pointe avec justesse, dans ses installations monumentales, le rôle ambivalent de toute religion (Les Mains de Bouddha, 2006; Construction Site, 2007; Caverne 2009, 2009). La présente exposition est conçue en écho à une autre installation, Cirque, présentée simultanément à la galerie Barbara Gladstone à New York. Reliées dans le temps, elles sont également proches par leur thème: la fin des temps, ou plus précisément le temps de la fin.

 

 

 

Huang Yong Ping Bugarach Mennour 2Animaux et montagne. Bugarach, Huang Yong Ping, galerie Kamel Mennour

 

 

 

    L'ensemble de l'exposition esquisse une scène de chaos, où sont constamment déjoués les repères d'échelle, et où sont bouleversés les rapports de forces entre le naturel et l'artificiel, le sauvage et le social. Ici ce n'est pas la montagne qui est renversée, mais bien plutôt le socle sur lequel reposent, impuissantes, les créatures terrestres. Cette «soucoupe volante» prise au piège, figée dans son instabilité, nous invite à percevoir cette scène comme l'apogée du drame, l'instant paroxystique du basculement.

    De manière récurrente dans l'œuvre de Huang Yong Ping, les animaux jouent un rôle métaphorique pour les comportements humains. Ici les animaux sans tête ont sans doute le même rôle que les insectes vivants de Théâtre du monde (1993), à savoir de jouer le dernier acte d'une comédie de la cruauté dont nous sommes à la fois les sujets et les spectateurs.

 

 

 

 

Arche 2009, installation de Huang Yong Ping, Ecole des Beaux-Arts, Paris

 

 

 

 

    Dans Arche 2009 (2009), les animaux taxidermisés se trouvaient au cœur d'un dispositif où la notion de protection est seulement illusoire, comme l'explique l'artiste dans le catalogue édité à cette occasion: «dès que survient une crise, nous avons toujours l'illusion qu'il existe une «arche» c'est-à-dire un lieu de refuge intact, alors même que le danger vient précisément du cœur de la société, de sa part irréductible de chaos. Ainsi Huang Yong Ping, lors de ses recherches pour la présente exposition, notait-il logiquement: «Bug-arach / Bug-arche».

 

 

 

Huang-Yong-Ping-Bugarach-Mennour-oiseau.jpgCigogne, loup et chevreau. Bugarach, Huang Yong Ping, galerie Kamel Mennour

 

 

 

   Si les théories de «la fin des temps» et la croyance en un refuge à Bugarach peuvent sembler anecdotiques ou risibles, Huang Yong Ping nous rappelle ici que la réalité n'est pourtant pas stable. En érigeant ce fait d'actualité au rang de monument, il réduit les différences de temporalité inhérentes à l'événement politique et à l'œuvre d'art, et suggère ainsi que l'un et l'autre ne sont jamais très éloignés. En conférant une portée symbolique plus large à cette affaire, symptomatique d'une perte de sens généralisée, il semble nous indiquer que le monde tel que nous le connaissons est plus que jamais incertain, et que la déroute est bien réelle, tant au plan social qu'environnemental. Le mythe de la «fin du monde» résonne alors ici comme le symptôme, la partie émergée d'une entreprise destructrice dont on ne saurait déceler la cause ni le remède, du moins tant que resteront séparés le corps et la tête."

 

 

 

voir la video de Bugarach

 

 

 

Bugarach, Huang Yong Ping

Galerie Kamel Mennour - 47, rue Saint-André des Arts - 75006 Paris

Du 5 décembre 2012 au 26 janvier 2013

 

Circus, Huang Yong Ping

Gladstone Gallery 520 w 21st street. NY.

Jusqu'au 19 janvier

 

 

Huang Yong Ping

Lille3000 - Musée de l'Hospice Comtesse.

Jusqu'au 13 janvier 2013

 

Huang Yong Ping

MAC - Musée d'art contemporain de Lyon

du 22 février au 14 avril 2013.

 

 

 

Photos Palagret

fin du monde

décembre 2012

 

 

 

 

 

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