L'affiche bleue, une plage de tranquillité
dans le chaos urbain
dans le chaos urbain
Après les affiches noires sans publicité voici les affiches bleues. Ce tableau d'un bleu monochrome aperçu par hasard au détour d'une rue n'est
bien sûr pas une oeuvre d'Yves Klein. Son IKB, "International Klein Blue", est plus profond, plus violent. Ici la couleur bleue est pâle, couleur de ciel, apaisante. C'est une petite
touche de douceur succédant, bien involontairement à la cacophonie publicitaire habituelle. La communication est devenue muette.
L'affiche bleue, panneau publicitaire sans publicité, à Paris
Au mois de mai, des panneaux publicitaires s'étaient couverts d'affiches noires dans le RER et le métro. Une couleur funèbre, en deuil de la
publicité? Depuis, certains panneaux ont retrouvé des clients, d'autres sont toujours désespéremment vides, dédaignés par les vendeurs de voiture, de shampoing ou de dosettes de café.
L'affiche noire, panneau publicitaire sans publicitédans le métro
La désertion des camelots laisse le champ libre aux artistes anonymes. Les déchireurs, eux, aiment
enlever une petite bandelette à chaque passage. Ainsi, jour après jour, le tableau se modifie.
Nous sommes ainsi passé des affiches noires style Soulage à un style moins minimaliste laissant voir des déchirures roses, traces d'une ancienne affiche. La détérioration continuant, on arrive à des tableaux proches de Villéglé ou de Raymond Haines. Les tagueurs eux-aussi s'attaquent aux affiches monochromes, un trop bel espace pour être ignoré.
affiche noire, panneau publicitaire sans publicité
sur un quai de RER
déchirure rose
Les spots lumineux continuent d'éclairer les panneaux vides, accentuant le vide et l'absence de communication (commerciale). Les temps sont durs pour les afficheurs, ils peuvent avoir le blues. L'économie stagne, le pouvoir d'achat diminue. Les budjets publicitaires sont revus à la baisse et internet en prend une part de plus en plus grande.
Nous sommes ainsi passé des affiches noires style Soulage à un style moins minimaliste laissant voir des déchirures roses, traces d'une ancienne affiche. La détérioration continuant, on arrive à des tableaux proches de Villéglé ou de Raymond Haines. Les tagueurs eux-aussi s'attaquent aux affiches monochromes, un trop bel espace pour être ignoré.
affiche noire, panneau publicitaire sans publicitésur un quai de RER
déchirure rose
Les spots lumineux continuent d'éclairer les panneaux vides, accentuant le vide et l'absence de communication (commerciale). Les temps sont durs pour les afficheurs, ils peuvent avoir le blues. L'économie stagne, le pouvoir d'achat diminue. Les budjets publicitaires sont revus à la baisse et internet en prend une part de plus en plus grande.
affiche noire, panneau publicitaire sans publicitésur un quai de RER
progression de la déchirure rose
Maintenant nous sommes en juillet, les parisiens partent en vacances. Traditionnellement l'été est une période creuse pour les publicitaires et
les afficheurs. L'affiche bleue est alors moins surprenante.
L'affiche bleue, panneau publicitaire sans publicité, à Paris
affiche noire, panneau publicitaire sans publicitésur un quai de RER
Les hedomaires eux aussi sont à la diète; ils perdent environ un cinquième de pages; on peut lire un article sans être distrait par de belles
pages en quadrichromie nous invitant à acheter tout et n'importe quoi. C'est reposant.
affiche noire, panneau publicitaire sans publicité sur un quai de RERombre des spots lumineux qui n'ont rien à éclairer
Catherine-Alice Palagret




















Affiche politique sur la route de MaduraÏ






























































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