27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 19:30

 

 

   A l'automne 1965, Roy Lichtenstein peint des tableaux dont le sujet est la peinture elle-même. Les Brushstrokes (coups de pinceau) sont dans la lignée de l'expressionisme (Jackson Pollock, William de Kooning) où l'acte de peindre, avec ses coulures et ses taches, était le vrai acte artistique et non l'imitation et la représentation du réel.

 

 

 

Lichtenstein BRUSHSTROKE Caisse Dépôts Consignations 7Brushstroke, coup de pinceau, de Roy Lichtenstein 1988, détail

Caisse des Dépôts et consignations, Paris

 

 

 

 

 

   Avec ironie, Lichtenstein détourne la théorie de l'action painting. Son coup de pinceau n'est plus spontané et imparfait comme dans l'expressionnisme abstrait. Au contraire il peint soigneusement des coups de pinceau agrandis et simplifiés, cernés de noir sur une trame de points. Le brushstroke, l'acte fondamental de peindre est dépersonnalisé, sans émotion. Le geste pictural est parodié de la même manière que les images tirées des comic-books, dans un style froid et mécanique. La toile est parfaitement lisse, sans éclaboussure ou dripping, et les pinceaux représentés sont plus des outils de peintre en bâtiment que des pinceaux d'artiste.

 

 

 

Beaubourg-Lichtenstein-brushstroke.jpg1- Brushsrokes 1965, 2- Brushstroke with spatter 1966. Exposition Roy Lichtenstein, Centre Pompidou

 

 


 

    "Même si j'avais caressé l'idée auparavant, ça a commencé avec une image de bande-dessinée représentant un artiste fou qui barrait, avec un énorme coup de pinceau en forme de X, le visage et l'esprit qui le hantait. J'en ai fait un tableau. Celui-ci comprenait le coup de pinceau en X, le pinceau et la main de l'artiste. Puis j'ai continué à faire des tableaux de coups de pinceau uniquement."


 

 

 

Bruskstroke-comics.jpgStrange suspens stories, The painting, de Dick Giordano, 1964 - 3

Source probable de l'inspiration de la série des Brushstroke 

 

 

 

 

 

    "Ca m'intéressait de décrire, voire de caricaturer, un coup de pinceau. La nature même d'un coup de pinceau est antinomique par rapport aux contours et au remplissage tels qu'ils se pratiquent dans la bande dessinée. J'ai donc développé une forme pour cela, ce que j'essaie aussi de faire pour les explosions, les avions et les personnes - à savoir, obtenir une chose standardisée - un tampon ou une image. Le coup de pinceau était particulièrement complexe. L'idée m'est venue très tôt à cause des tableaux de Mondrian et de Picasso qui m'ont inévitablement conduit à l'idée de réaliser un De Kooning. Les coups de pinceau font évidemment référence à l'expressionisme abstrait." 1

 

 

 

Lichtenstein BRUSHSTROKE Caisse Dépôts Consignations 8Brushstroke, Coup de pinceau, de Roy Lichtenstein 1988

Caisse des Dépôts et consignations, Paris


 

 

 

    "Les coups de pinceau revêtent une importance primordiale dans l'histoire de l'art. Les coups de pinceau sont presque un symbole de l'art ... Bien sûr quand les coups de pinceau sont visibles sur une toile, on y voit un côté grand geste. Mais, entre mes doigts, le coup de pinceau devient la représentation de ce grand geste. Il y a ainsi une contradiction frappante entre ce que je dépeins et comment je le dépeins."

 

 

 

Lichtenstein BRUSHSTROKE Caisse Dépôts Consignations 6Brushstroke, Coup de pinceau, de Roy Lichtenstein 1988

Caisse des Dépôts et consignations, Paris

 

 

 

   Les Brushstrokes peints sont sans ombre ni relief, sans profondeur. Juste des images planes sur une surface plane. A partir de 1980, Roy Lichtenstein reprend le motif du coup de pinceau en sculpture, jouant du paradoxe de représenter en trois dimensions un pur geste pictural. 

 "Le coup de pinceau, c'était juste une idée au départ. La peinture la rend plus concrète mais quand vous en faites une sculpture de bronze, ça devient réel, ça pèse lourd et c'est absurde, contradictoire et amusant." 2 


 

 

 

Lichtenstein BRUSHSTROKE Caisse Dépôts Consignations 9Brushstroke, Coup de pinceau, de Roy Lichtenstein 1988, détail

Caisse des Dépôts et consignations, Paris

 


 

   En aluminium peint, le totem est haut de neuf mètres. Les couleurs primaires sont soulignées de noir. Le rouge figure les éclaboussures. Coup de pinceau est une célébration de la peinture comme le "Salute to painting" de 1986. Il surgit comme une flamme dans un élan figé, dans "une tentative de solidifier quelque chose d'éphémère, de le rendre concret". 2



Lichtenstein BRUSHSTROKE Caisse Dépôts Consignations 3Brushstroke, Coup de pinceau, de Roy Lichtenstein, 1988, détail

Caisse des Dépôts et consignations, Paris

 

 

 


   Le coup de pinceau de la Caisse des dépôts et Consignations à Paris a été commandité en 1988. Il est aujourd'hui exposé quai Anatole France dans la cour des dépôts et consignations, non loin du Réseda de Jean Dubuffet.



Lichtenstein BRUSHSTROKE Caisse Dépôts Consignations 1Brushstroke, Coup de pinceau, de Roy Lichtenstein, 1988, détail

Caisse des Dépôts et consignations, Paris



    Il existe diverses sculptures monumentales de Brushstroke dans le monde, installées de façon permanente ou non. Comme les oeuvres monumentales de Jeff Koons (Puppy) ou de Louise Bourgeois (spider-l'araignée), les coups de pinceau de Roy Lichtenstein sont des rock stars on tour.



Lichtenstein BRUSHSTROKE Caisse Dépôts Consignations 4Brushstroke, Coup de pinceau, de Roy Lichtenstein, 1988

 

 

 

 

 

 

 


Brushstroke, Coup de pinceau, de Roy Lichtenstein, 1988

Caisse des Dépôts et consignations

Quai Anatole France, Paris

 
Palagret
sculpture monumentale
juillet 2013


Sources:
1- Roy Lichtenstein, an interview by John Coplans 1967
2- in Roy Lichtenstein: Meditations 0n ArtMercurio, Gianni (2010).  SKIRA ed.
3- in Wikipedia Brushstroke serie


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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 15:17

 

      Sacrilege, le Stonehenge gonflable de Jeremy Deller est autant une sculpture qu'une attraction foraine.


 

 

Fiac Invalides Deller sacrilege Stonehenge 40999Sacrilège, Stonehenge en baudruche de Jeremy Deller

 

 

 

 

Le making off de Sacrilège de Jeremy Deller:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sacrilege de Jeremy Deller à Glasgow:

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir article sur Sacrilege de Jeremy Deller sur l'esplanade des invalides à Paris    

 

 

 

Palagret

sculpture gonflable monumentale

juin 2013

 

 

 

 

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 22:42

 

   Un Stonehenge de baudruche sur lequel les enfants sautillent et rebondissent comme dans un château gonflable. Pleine d'humour et d'irrévérence, telle est Sacrilège, la sculpture pop gonflable de Jeremy Deller, une attraction foraine-oeuvre d'art qui rend dérisoire le célèbre monument néolithique.


 

 

 

Fiac Invalides Deller sacrilege Stonehenge 50042Sacrilège, Stonehenge gonflable, de Jeremy Deller Fiac 2012

 

 

 

 

   Les fausses pierres peintes se détachent comiquement sur le dôme des Invalides d'un côté, sur le pont Alexandre III de l'autre. A la lourdeur des vraies pierres dressées s'opposent la légèreté et la plasticité de la baudruche.


 

 

 

Fiac Invalides Deller sacrilege Stonehenge 50060Sacrilège, Stonehenge gonflable, de Jeremy Deller Fiac 2012

esplanade des Invalides

 

 

 

     Le vrai Stonehenge, le cercle de pierres dressées dans la plaine de Salisbury en Angleterre, suscite l'étonnement et l'admiration depuis des siècles. Les peintres et les poètes (Constable ou William Blake) de l'âge romantique ont chanté ce site remarquable plein de mystère. Aujourd'hui les mégalithes concentriques de Stonehenge sont complètement désacralisés par le plasticien anglais. 


 

 

 

Fiac Invalides Deller sacrilege Stonehenge 50045Sacrilège, Stonehenge gonflable, de Jeremy Deller Fiac 2012

 

 

 

 

 

   Jeremy Deller décrit son oeuvre comme "un moyen de se refamiliariser avec l'ancienne angleterre ... sans chaussures" et le Maire de Londres Boris Johnson ajoutait:  “'Vous n'avez pas besoin d'être un spécialiste de l'histoire ancienne ou un adorateur du solstice pour comprendre la fascination que suscite Stonehenge. Le Sacrilège de Jeremy Deller est plein d'esprit et d'irrévérence, marque de notre humour anglais." 1 


 

 

 

Fiac Invalides Deller sacrilege Stonehenge 50048Sacrilège, Stonehenge gonflable, de Jeremy Deller Fiac 2012

 

 

 

 

 

         En ce jour de pluie intermittente les enfants parisiens pataugeaient dans l'eau retenue entre les boudins gonflables et après moulte pirouettes et glissades ressortaient trempés et ravis du faux monument de baudruche. Pendant la FIAC 2012, Sacrilège était plus présentée comme une oeuvre d'art que comme une attraction. En Angleterre au contraire, les enfants étaient encouragés à venir déguisés en druide et à publier leurs photos sur flick'r. Une nouvelle manière de considérer l'art public contemporain, entre installation et fête foraine. Le Stonehenge gonflé interactif a circulé dans 25 villes anglaises.


 

 

 

Fiac Invalides Deller sacrilege Stonehenge 40988Sacrilège, Stonehenge gonflable, de Jeremy Deller Fiac 2012

 

 

 

 

   Après Glasgow, Londres et Belfast, Sacrilège, le stonehenge de baudruche continue sa tournée mondiale. Il est aujourd'hui à Hong-Kong dans l'exposition "Inflatable" (avril- 6 juin 2013) à côté d'un cochon rose (House of treasures) du chinois Cao Fei, d'un  étron (complex pile) de l'américain Paul McCarthy, d'une fleur noire (emptyness is form) du coréen Choi Jeong Hwa, d'un cafard la tête enfouie dans le sol et d'une paire de jambes qui en émerge (Falling into the mundane world) du coréen Tam Wai Pingon et d'autres monumentales sculptures gonflables. Non loin de là, le canard géant du danois Florentijin Hofman a sombré dans la baie comme il le fit tristement à Saint-Nazaire en 2007.


 

 

 

Inflatable-Hong-Kong.jpgCafard et jambes de Tam Wai Pingon. Au fond Stonehenge de Jeremy Deller

 Exposition Inflatable, Hong-Kong

 

 

 

 

        EN 2010, l'artiste américain Jim Ricks a créé the Poulnabrone bouncy dolmen, une réplique gonflable deux fois plus grande qu'un vrai dolmen. 

 

     En 1977, le land artist Robert Morris créa "l'observatorium" directement inspiré de Stonehenge, une installation creusée dans la terre en fonction des solstices et des équinoxes comme le vrai monument préhistorique.



 

 

Fiac Invalides Deller sacrilege Stonehenge 40999Sacrilège, Stonehenge gonflable, de Jeremy Deller Fiac 2012


 


 

Dossier de presse Fiac 2012:

   Faire de Stonehenge une oeuvre gonflable où tous peuvent venir, pose la question de la sacralité et de l’intouchabilité des espaces et des emblèmes de pouvoir et à fortiori des pouvoirs politiques et religieux. Le jeu, l’accessibilité donnent naissance à un pouvoir créatif de masse et plutôt que de craindre ou de subir les divers pouvoirs, chacun participe en créant une confrontation directe entre histoire, culture et patrimoine. Sacrilege est une oeuvre à expérimenter par tous et pour tous, devenant oeuvre participative, elle devient aussi un monument vivant. Les oeuvres et le travail de Jeremy Deller sont déterminés par un intérêt pour le dialogue entre les cultures, les gens, le passé et le présent. Doté d'un esprit festif, joyeux mais aussi mélancolique, il s'agit surtout de l'affirmation de la libre expression.



Deller-sacrilege-Stonehenge-FIAC.jpgSacrilège, Stonehenge gonflable, de Jeremy Deller Fiac 2012

 
   Jeremy Deller, né en 1966, s’intéresse aux cultures populaires et aux souscultures, avec ses questions sociales, son histoire, mais aussi sa musique. Teinté d’un discours sociopolitique, son travail fait un lien entre la culture et le monde industriel. Il a reçu le prestigieux Turner Prize pour ‘Memory Bucket’, journal documentaire sur Weston, la ville natale de George W. Bush. Régulièrement exposé et engagé dans plusieurs institutions d’art contemporain, Jeremy Deller a récemment été nommé au conseil d’administration de la Tate Britain. Il représentera, d’autre part, le Royaume Uni dans le Pavillon anglais lors de la prochaine Biennale de Venise.
 

 

 

 

 

Fiac Invalides Deller sacrilege Stonehenge 50057Sacrilège, Stonehenge gonflable, de Jeremy Deller Fiac 2012

 

 

 

 

Jeremy Deller, Sacrilège, 2012 
Stonehenge gonflable 
Structure plastique, 12 ventilateurs, 1 générateur 
Diamètre: 34 m,  Circonférence : 120 m,  Hauteur : 7 m
FIAC 2012. Présentée par la galerie Art: Concept, Paris

En collaboration avec la Ville de Paris.  Avec le soutien du British Council

 

 

 

Fiac Invalides Deller sacrilege Stonehenge 40996Sacrilège, Stonehenge gonflable, de Jeremy Deller Fiac 2012

 

 

 

 

Autres sculptures gonflables:

Léviathan vu de l'extérieur, la sculpture gonflable-gonflée d'Anish Kapoor à Monumenta

The bouncy dolmen de Jim Ricks

Inflatable, Hong-Kong

L'étron gonflable de Paul McCarthy à Berne

 

Le canard géant de Hofman meurt à Taïwan et ressuscite à Los Angeles

Estuaire 2007: grandeur et décadence du canard géant de Florentin Hofman

Les sculptures gonflables de Max Streicher

Le tank gonflable de Claude Lévêque

Big air package de Christo à Oberhausen

Les Nanas de Niki de Saint Phalle en sculptures gonflables

Jeff Koons: Rabbit, le lapin géant en baudruche, flotte à Covent Garden

 

 

Anne et Patrick Poirier à Chaumont sur Loire, "Capella dans la clairière", archéologie fictive


 


 


Photos des participants jouant dans Sacrilege de Jeremy Deller 

 

 

   

 

Palagret

art gonflable

juin 2013

 



Source:

1- The Telegraph

 


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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 22:52

 

Rero ex situ Beaubourg verdana? !, ex situ à Beaubourg, atelier de RERO

 

 

 

    Do not cross the line, ne franchissez pas la ligne, est inscrit sur l'escalator de Beaubourg. Aujourd'hui RERO et six autres artistes de rue franchissent la ligne qui sépare l'art de la rue du musée. RERO inscrit ironiquement cet avertissement sur la chenille du musée en caractères verdana barré, sa marque de fabrique; la barre met en doute l'affirmation. La phrase ambigüe se voient de loin. 


 

 

 

Rero ex situ Beaubourg do not cross 2Do not cross the line, intervention de RERO sur l'escalator de Beaubourg

 

 

 

 

   A l'intérieur du centre Pompidou au studio 13/16, RERO inaugure une résidence d'artiste dédiée à l'art urbain. Sur le thème de la fin, les participants sont invités à composer des phrases à partir des lettres fournies par l'artiste puis à les coller sur les murs du studio. Ce n'est pas si facile. Le papier se gondole, la brosse dérape et la colle coule sur la main mais peu à peu les phrases se recouvrent, se répondent et se contredisent, en français et en anglais.

 

 

 

Rero ex situ Beaubourg projetRERO, ex situ, lettres barrées

 

 

 

 

    Le studio 13/16 est réservé aux adolescents mais en ce jour de vernissage il y avait autant d'adultes que de jeunes à jouer avec les lettres pré-découpées. Au plafond, un appareil photo prenait un cliché régulièrement pour garder la trace de cette joyeuse effervescence.  Chaque jour RERO choisira un thème différent (cliché, WYSIWYG etc ... ). Voir la video de la performance ici 


 

 

 

Rero ex situ Beaubourg the endProposition de RERO sur le thème de The end (la fin)

 

 

 

 

 

Dossier de presse:

À mi-chemin entre art urbain et art conceptuel, le plasticien RERO interroge notre société, et plus particulièrement le statut de l’image et les codes de la propriété intellectuelle à travers un acronyme qui apparaît régulièrement dans ses œuvres : WYSIWYG (What You See Is What You Get). Détournement et autocensure (il barre lui-même d’un trait épais ses propres slogans) sont les maîtres mots de ses recherches sur la négation de l’image.


 

 

 

Rero ex situ Beaubourg finishFINISH, lettres barrées de RERO

 

 

 


    Travaillant en extérieur depuis de nombreuses années, Rero investit depuis 2009 l’espace clos du musée ou de la galerie pour en repousser les limites et recréer un lieu privilégié d’interaction avec les autres.

 

 

 

 

 

 

Rero ex situ Beaubourg bladeBLADE, lettres barrées de RERO

 

 

 

 

Le Studio 13 /16 du Centre Pompidou, premier espace dédié aux adolescents dans une grande institution culturelle, présente Ex Situ, une nouvelle programmation consacrée à l’art urbain.

Le terme « Ex situ » désigne une technique de conservation « hors site » c’est-à-dire hors du milieu naturel. Ex situ explore les modes de présentation de l’art urbain hors de son milieu naturel qu’est la rue. Il se développe donc autour de plusieurs axes : respecter les fondamentaux et les codes de l’art urbain, réaliser des créations in situ, entreprendre une réflexion et des interventions en lien avec un espace donné et se confronter au côté éphémère de cet art.

 

 


 

Rero ex situ Beaubourg coinLes murs du studio 13/16 après une après-midi de happening, lettres barrées de RERO

 

 

 

 

Pour Ex situ, le Studio 13 /16 s’anime au fil des résidences des artistes : RERO, YZ, Ludo, JonOne, OX, Mark Jenkins et Vhils. Sous forme de performances collectives, ils invitent les adolescents à partager leurs processus créatifs et les différentes techniques de l’art urbain en prenant pour support l’espace lui-même : mur, cimaise, sol... au Studio, dans le Forum du Centre Pompidou et sur la Piazza. Ces workshops abordent les différents aspects de l’art urbain : travail in situ, exécution directe devant le public, adaptation au lieu donné, production éphémère...

 



Rero ex situ Beaubourg nomots collés, lettres barrées de RERO

 

 

 

 

Les évènements d'Ex Situ,  les éphémères:

Avant chaque résidence, les artistes réalisent des installations à l’intérieur ou à l’extérieur du Centre Pompidou qui mettent en avant l’aspect éphémère de l’art urbain. Grâce à l’architecture du bâtiment qui sera ainsi redécouverte, ces « éphémères » créent une ouverture sur la ville, et rendent visible l’expérience qui se déroule à l’intérieur.

Afin de laisser une trace artistique de l’expérience et des créations réalisées dans le cadre d’Ex situ, chaque cycle donnera lieu à la réalisation d’une courte vidéo. Au total, sept films seront réalisés puis diffusés, sur le site internet du Centre Pompidou et le Facebook du Studio 13/16.

 

 

 


Rero ex situ Beaubourg vdmmots collés, lettres barrées de RERO

 

 

 

 

 

Le kiosque tour

 Ex situ dépasse les murs du Centre Pompidou, le samedi 1er juin, pour investir des kiosques à journaux inexploités de la ville de Paris. Ainsi, sept kiosques à journaux seront rhabillés, repeints ou remodelés, par sept artistes et sept groupes d’adolescents franciliens, donnant lieu à un parcours original d’art urbain au cœur de la capitale. Parisiens, riverains, touristes ou amateurs d’art urbain auront donc l’opportunité d’assister à la création en direct du revêtement des kiosques, de rencontrer des street-artistes de renom, et de dialoguer avec les jeunes auteurs des installations.

Rendez-vous dans la rue, le samedi 1er juin, pour un après-midi « arty » à Paris !

• 122, boulevard Rochechouart, Paris 9e

• 13, boulevard Haussmann, Paris 9e

• 32, bis boulevard Haussmann, Paris 9e

• 75, rue Saint-Lazare, Paris 9e

• 90, avenue Ledru-Rollin, Paris 11e

• 139, avenue Daumesnil, Paris 12e • 20, rue de Lyon, Paris 12e

 

 

 

EX SITU

L’ART URBAIN PREND SES QUARTIERS AU STUDIO 13 /16

13 AVRIL - 16 JUIN 2013

studio 13/16, niveau -1, Centre Pompidou, Paris

 

Ouvert de 14h à 18h les mercredis, samedis et dimanches

 tous les jours pendant les vacances scolaires, sauf le mardi

 

 

 

Rero, du 13 au 21 avril

YZ, du 24 au 29 avril

Ludo, du 2 au 6 mai

JonOne du 8 au 15 mai

0X, du 18 au 26 mai

Vhils du 29 mai au 5 juin

Mark Jenkins du 8 au 16 juin

 


 

 

Liens sur ce blog:

Rero à la galerie Backslash: vide de sens ou error 404?

Les ironiques affiches sauvages de Rero

Mark Jenkins, street-art, un théâtre urbain à l'humour surréaliste

Rero, video d'ex situ à Beaubourg, lettres barrées

RERO, ex situ, autres thèmes

 

 

Image negation, site de Rero

 

 

Palagret

happening et street-art

avril 2013


 

 

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:35

 

    Nouer des sacs de plastique coloré sur un filet au milieu de l'atrium de la Gare Saint-Lazare, voilà une occupation ludique qui attire les badauds. Du 15 au 21 mai 2012, des centaines de voyageurs de la gare Saint-Lazare ont vu s'ériger au milieu de l'atrium une drôle de sculpture faite de banals sacs plastiques.

 

 

 

Pascale Marthine Tayou Plastic bags Saint-Lazare 5Plastic Bags, Pascale Marthine Tayou, Gare Saint-Lazare, Paris

 

 

 

 

    Le plasticien camerounais Pascale Marthine Tayou invitait les passants à contribuer à Plastic bags, oeuvre participative. Trois comédiens allaient chercher des volontaires dans la foule et une équipe constituée d'étudiants et du personnel de la Galleria Continua encadrait le travail. Une fois finie, la colonne compte 25 000 sacs biodégradables attachés à un filet et traverse les trois niveaux de l'atrium sur 10 mètres de haut. 

 

 

 

Pascale Marthine Tayou Plastic bags Saint-Lazare 6Plastic Bags, Pascale Marthine Tayou, Gare Saint-Lazare, Paris

 

 

 

 

    La sculpture se réfère aux Nymphéas de Claude Monet avec ses couleurs estompées. Ici dans l'atrium rénové de la gare, les couleurs franches - bleu, rouge, blanc, jaune, vert - des sacs se mélangent vu de loin mais la référence au peintre impressionniste n'est pas évidente. Le nom de Monet évoque cependant la gare Saint-Lazare puisque une série de douze tableaux dépeint la verrière enfumée par les locomotives à vapeur avec différents effets de lumière.

 

 

 

Pascale Marthine Tayou Plastic bags Saint-LazarePlastic Bags, Pascale Marthine Tayou, Gare Saint-Lazare, Paris

 

 

 

 

   "J’espère que Monet ne se retourne pas dans sa tombe! Il s’agit pour nous de faire modestement une nouvelle proposition contemporaine", dit prudement  Pascale Marthine Tayou. 1

 

 

 

Pascale Marthine Tayou Plastic bags Saint-Lazare 1Plastic Bags, Pascale Marthine Tayou, Gare Saint-Lazare, Paris

 

 

 

 

    Le sac plastique incarne la surconsommation de nos sociétés, la prolifération des déchets, le gâchis des ressources de la planète et le problème du recyclage. Des sacs plastiques pourrissent l'environnement aussi bien en Occident qu'en Afrique ou en Asie. Conscient ou non de la signification symbolique de ces sacs ou de la dimension artistique de la colonne, les participants de mai accrochaient joyeusement les sacs. 

 

 

 

Pascale Marthine Tayou Plastic bags Saint-Lazare 7Plastic Bags, Pascale Marthine Tayou, Gare Saint-Lazare, Paris

 

 

 

 

    "Je suis avant tout un artiste visuel, je souhaite apporter une joie de vivre et une harmonie. Montrer que le plastique, le “mal”, peut porter le costume du “bien”. 1

 

   Depuis l'installation de la colonne en mai, la structure s'est légèrement affaissée, les sacs se sont tassés. Plastic Bags restera en place un an puis l'oeuvre sera peut-être réinstallée ailleurs. Les sacs plastiques sont biodégradables donc l'oeuvre finira par se détruire sous l'action de la lumière.


 

 

 

Pascale Marthine Tayou Plastic bags Saint-Lazare 9Plastic Bags, Pascale Marthine Tayou, Gare Saint-Lazare, Paris

 

 

 

 

 

   La gare Saint-Lazare voit passer 450 000 voyageurs par jour et un train toutes les 28 secondes. Dans cette ruche bruissante, l'oeuvre de Pascale Marthine Tayou haute de 10 mètres donne une note insolite à la halle blanche, ancienne Salle des pas perdus rénovée en centre commercial. Des centaines de banlieusards trop pressés empruntent les escalators qui relient les trois niveaux. Bien peu remarquent l'accumulation monumentale de sacs semblables à ceux qu'ils transportent. La sculpture est pourtant juste sous leurs yeux. C'est le destin des oeuvres dans l'espace publique. Il reste quand même quelques voyageurs qui se sont donné rendez-vous là et qui font les cent pas pour tuer le temps. Certains contemplent Plastic Bags avec perplexité ou amusement.

 

 

 

 


Video:Pascale Marthine Tayou rencontre Claude Monet... par ikonotv

 

 

 

   Pascale Marthine Tayou utilise ici l'accumulation et la profusion d'objets du quotidien comme dans ses sculptures exposées à La Villette ou sa colonne de casseroles exposée aux Tuileries pendant la Fiac 12.

 

 

 

Tayou-collection-prive-e-Home-sweet-home-expo-La-Villette-.jpgHome sweet home, Pascale Marthine Tayou, La Villette, octobre 2012

 

 

 

Palagret

art contemporain dans l'espace public

janvier 2012

 

 

 

Fiac Tuileries Tayou colonne Pascale 40708Colonne Pascale (détail), Pascale Marthine Tayou, Jardin des Tuileries

 

 

 

 

Lien:

Entretien avec Pascale Marthine Tayou

 


 

 

1- in 20minutes

 


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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 19:08

 

Excentrique(s) travail in situ 


   Daniel Buren a transformé l'immense nef du Grand Palais en une forêt de mâts noirs et blancs surmontés de cercles colorés translucides. Le dispositif Excentrique(s) travail in situ, change d'heure en heure selon l'intensité de la lumière. Le jour, le jeu du soleil et des nuages crée un espace mouvant aux teintes changeantes. La nuit, des projecteurs balaient l'espace et projettent au sol des cercles colorés qui se superposent sur le sol de béton.

 

 

Buren Monumenta EXCENTRIQUE(S) 6Excentrique(s), travail in situ de Daniel Buren au Grand Palais, Monumenta 2012

 




Monumenta 2012, Daniel Buren fait des ronds au... par Palagret

 

 

 

Buren Monumenta EXCENTRIQUE(S) 1

Excentrique(s), travail in situ de Daniel Buren au Grand Palais, Monumenta 2012

 

 

Buren Monumenta EXCENTRIQUE(S) VERRIÈRE 1

Excentrique(s), travail in situ de Daniel Buren au Grand Palais, Monumenta 2012

 

 

Buren Monumenta EXCENTRIQUE(S) 3

Excentrique(s), travail in situ de Daniel Buren au Grand Palais, Monumenta 2012

 

 

Buren Monumenta EXCENTRIQUE(S) 0

Excentrique(s), travail in situ de Daniel Buren au Grand Palais, Monumenta 2012

 

 

 

   à suivre

 

 


Liens sur ce blog:

Daniel Buren, Rotation à Sérignan, transparence et reflets

Buren: les colonnes du Palais Royal

Buren: La coupure au musée Picasso

Buren: les fenêtres colorées à l'Hôtel Salé

La Coupure de Daniel Buren face aux tableaux de Picasso 

Buren, la Pergola colore les pavés de l'Hôtel de la Monnaie

 

Monumenta: les Kabakov à la rencontre de l'ange dans l'étrange cité

 

 

 


 

Palagret

art contemporain

mai 2012

 


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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 11:20

 

   Voici enfin l'affiche de Excentriques (s) Travail in situ de Daniel Buren pour Monumenta 2012. Rien ne filtre du travail de Buren sous la verrière du Grand Palais, en cours d'installation.



 

affiche-Monumenta-2012-Buren.jpgaffiche aux ronds colorés pour Monumenta 2012

Excentriques (s) Travail in situ de Daniel Buren

 

 

 

 

    Premier indice, l'affiche d'Excentrique(s) n'est pas faite de rayures, marque de fabrique du plasticien français mais de pois aux couleurs douces. Excentrique signifie inhabituel, loin du centre ou de la norme. En géométrie, des cercles l'un dans l'autre n'ont pas le même centre. Excentrique est ici au pluriel ce qui indique une profusion de motifs asymétriques. Des pastilles de couleurs comme les spot paintings de Damien Hirst ou les pois de Yahoi Kusama ?


 

   Voir texte video et photos d'Excentriques: Monumenta 2012, Daniel Buren: une fantaisie mathématique sous la verrière du Grand Palais

 

   

 

Boltanski Personnes 5Personnes, installation de Christian Boltanski
Monumenta 2010, Grand Palais, Paris

 

 

 

   Encore quelques jours de patience pour découvrir comment Buren habite et divise l'immense espace de la nef, après les stèles monumentales de Richard Serra, les vêtements saisis par un grappin de Christian Boltanski ou le Leviathan bousoufflé d'Anish Kapoor.


 

 

Promenade, sculpture de Richard Serra dans la nef du Grand Palais

 


Anish Kapoor Monumenta Léviathan ext 0891Leviathan, Anish Kapoor, Monumenta 2011

 


 

Monumenta 2012 / Daniel Buren

Excentrique(s) travail in situ

Nef du Grand Palais

10 mai - 21 juin 2012

Tous les jours (sauf le mardi) : 
de 10h à 19h le lundi et le mercredi 
de 10h à minuit du jeudi au dimanche

Plein tarif : 5 € 
Tarif réduit : 2,50 €

 

 

 

Liens sur ce blog:

Leviathan, dans le ventre du monstre boursouflé d'Anish Kapoor, Monumenta 2011

Monumenta 2010, Boltanski: Personnes, l'absence, la présence et le hasard

Monumenta 2008, une "promenade" avec Richard Serra

Monumenta: les Kabakov à la rencontre de l'ange dans l'étrange cité

 

 


 

Palagret

art monumental

mai 2012



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Published by Catherine-Alice Palagret - dans ART MONUMENTAL CONTEMPORAIN
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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 06:12

 

 

   Inclinée vers le parterre d'eau, 219.5° Arc x 28, sculpture de Bernar Venet se détache sur la façade du château de Versailles et se reflète sur le plan d'eau. L'acier corten de couleur rouille s'harmonise avec la pierre beige et le ciel orageux de l'île de France. Les courbes contrastent avec les lignes droites de la façade mais répondent aux entrelacs des parterres.


 

Venet arc x 28 Versailles 0219.5° Arc x 28, sculpture monumentale de Bernar Venet, jardins de Versailles

 

 

 

   28 presque demi cercles sont collés les uns aux autres, en quatre blocs distincts de 7 éléments chacun. Les longueurs des tiges d'acier sont inégales et se détachent sur les nuages.

 

 

Venet arc x 28 Versailles 3219.5° Arc x 28, sculpture monumentale de Bernar Venet, jardins de Versailles

 

 

 

    "Avant même qu’un programme d’exposition d’artistes contemporains n’existe à Versailles, c’est un lieu qui m’attirait beaucoup et bien avant l’exposition Jeff Koons, j’ai réalisé des photomontages de mes sculptures sur le site. Des projets que j’ai gardés secrets à côté d’un certain nombre de « vues idéales » de mon travail. Durant l’âge d’or de Versailles, on aurait appelé ces montages des « caprices », dans mon cas il s’agissait de « caprices » sculpturaux et non plus architecturaux."


 

Venet arc x 28 Versailles 1219.5° Arc x 28, sculpture monumentale de Bernar Venet

derrière des angelots en bronze, jardins de Versailles

 

 

 

   "Je vois dans Versailles des espaces ouverts et immenses, des perspectives à perte de vue. C’est à la fois le lieu idéal pour installer mes sculptures et un véritable challenge de se retrouver confronté à un paysage sublime et grandiose. Mes Arcs doivent s’y intégrer sans se perdre dans l’espace, pour cela de nombreux paramètres sont à prendre en considération, c’est pourquoi j’ai tenu à réaliser de nouvelles sculptures pour cette exposition, les adaptant à la topologie et à l’échelle du lieu."


 

Venet arc x 28 Versailles 5219.5° Arc x 28, sculpture monumentale de Bernar Venet

devant la façade du château, jardins de Versailles

 


    "Il était évident que je n’allais pas m’installer à l’intérieur du Château, mes sculptures ne s’y prêtent pas, alors qu’elles trouvent toute leur plénitude dans les allées des jardins de Le Notre. Je pense à ces levers et couchers de soleil dont la lumière dorée va mettre en valeur le rouge-brun de l’acier corten."


 

Venet arc x 28 Versailles 4219.5° Arc x 28, sculpture monumentale de Bernar Venet

se reflétant dans le parterre d'eau, jardins de Versailles

 


 

    "Les courbes de mes sculptures contrasteront avec la géométrie angulaire des jardins tandis qu’elles accompagneront les contours circulaires du bassin d’Apollon et du Grand Canal. " Bernar Venet 1

 


 

Venet arc x 28 Versailles 9219.5° Arc x 28, sculpture monumentale de Bernar Venet, jardins de Versailles



 

Venet à Versailles

Château de Versailles

du 1er juin au 1er novembre 2011

 


        

 

Liens sur ce blog:

Bernar Venet à Versailles, une sculpture telle une colossale couronne de laurier

Split Rocker de Jeff Koons à Versailles

Murakami à Versailles: rutilants bouddhas d'or et d'argent

Xavier Veilhan, un carrosse violet immobilisé en pleine course à Versailles

Patrimoine et art contemporain à Versailles: esprit de sérieux et dérision avec Koons, Murakami, Vasconcelos, etc

Lee Ufan: l'arche de Versailles encadre le château

 


 

 

 

 

Palagret

art contemporain et patrimoine

septembre 2011

 

 

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Source:

1- in dossier de presse


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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 17:06

 

   Cocon irradié prêt à accoucher, Léviathan d'Anish Kapoor est double. A l'intérieur la sculpture est rouge utérin, obscure, intime, enveloppante, délimitée. A l'extérieur elle est rouge aubergine, baignée de soleil, colossale, impossible à cerner. Simultanées, les deux réalités ne correspondent pas, ni intellectuellement ni spatialement. Il faut ressortir du ventre de Léviathan par la porte tambour pour accéder à la nef du Grand Palais. Là, le ballon monumental et ses excroissances se déploient dans le transept comme une expansion figée, prisonnière sous la verrière.


 

Anish Kapoor Monumenta Léviathan ext 0968Léviathan d'Anish Kapoor sous la verrière du Grand Palais, Monumenta 2011

 

 

      Pour Anish Kapoor, (comme pour Richard Serra et Christian Boltanski), l'immensité de la nef du Grand Palais, sa lumière écrasante sont de vrais défis. Comment habiter ce vaste espace, comment rivaliser avec sa décoration chargée? Kapoor répond avec une sculpture monumentale, un monstre, insaisissable par son énormité.

 

  

 

Anish Kapoor Monumenta Léviathan ext 0967Léviathan d'Anish Kapoor sous la verrière du Grand Palais, Monumenta 2011

 

 

   Il faut tourner autour de Léviathan, passer sous les ballons ancrés au sol par des rivets, monter sur la mezzanine, revenir sur ses pas pour essayer de le voir en totalité.

 

   Quand nous sommes devant un bâtiment, nous ne percevons jamais la structure en entier et cela ne nous gêne pas. Or ici il s'agit d'une oeuvre d'art, d'une sculpture et nous nous attendons à la voir en entier, à pouvoir la mesurer. Nous sommes intrigués, frustrés de ne pouvoir l'appréhender en totalité. Léviathan, par sa démesure, nous échappe et reste mystérieux.

 

 

Anish Kapoor Monumenta Léviathan ext 1Léviathan d'Anish Kapoor sous la verrière du Grand Palais, Monumenta 2011

 

 

    Comme Promenade, les stèles monumentales de Richard Serra, Léviathan change avec la lumière du ciel parisien. Le jeu des nuages et du soleil projette sur le monstre l'entrelacs de la verrière formant une dentelle noire qui s'harmonise avec les piliers de fer et les balustrades ouvragées.  


 

Anish Kapoor Monumenta Léviathan ext 0998
Léviathan d'Anish Kapoor sous la verrière du Grand Palais, Monumenta 2011

 

 

 

      Tout en gardant le secret de l'oeuvre finale, il a fallu, en une semaine, monter Léviathan in situ: assembler les morceaux, les river au sol et gonfler la fine membrane de PVC. Selon Anish Kapoor ses 72.000 m³ en font probablement la plus grande structure gonflable au monde.


 

 

Anish Kapoor Monumenta Léviathan in 1007

 

Léviathan d'Anish Kapoor, sous la verrière du Grand Palais, Monumenta 2011

 

 

 

 

 

 

 

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 19:02

 

        "Sous la verrière, il y a une lumière très forte qui pourrait tuer, qui a la possibilité d'écraser l'oeuvre et de la réduire à rien du tout."


      Le jeudi 11 mai, environ une centaine de personnes étaient assises par terre sur des ronds de moquette rouge, devant Léviathan, la sculpture gonflable- gonflé d'Anish Kapoor. Le plasticien anglo-indien s'entretenait avec Jean de Loisy de son oeuvre exposée sous la verrière du Grand Palais, créé pour Monumenta 2011.


 

Anish Kapoor Monumenta Léviathan ext 1Léviathan d'Anish Kapoor, Monumenta 2011, vu de l'extérieur

 

 

 

 

 

 


Video II: Anish KAPOOR ITW II par Palagret

 

 

 

Anish Kapoor Monumenta Léviathan in 3
Léviathan d'Anish Kapoor, Monumenta 2011, vu de l'intérieur

 

 

 

Monumenta 2011

Léviathan, Anish Kapoor

Du 11 mai au 23 Juin 2011

Tous les jours sauf le mardi

de 10h à 19 h le lundi et mercredi

De 10h à minuit du jeudi au dimanche 

Grand Palais, Paris

 

 

 

Liens sur ce blog:

Leviathan, dans le ventre du monstre boursouflé d'Anish Kapoor, Monumenta 2011

L'extérieur de Léviathan, d'Anish Kapoor, Monumenta 2011

Orbit, la tour tordue d'Anish Kapoor, s'élève vers le ciel londonien

 


Monumenta 2010, Boltanski: Personnes, l'absence, la présence et le hasard

Monumenta 2008, une promenade avec Richard Serra

Monumenta: les Kabakov à la rencontre de l'ange dans l'étrange cité

 

 


 

Palagret

art monumental

mai 2011

 


 

 

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