La stylisation d'une petite statue funéraire Akan en tête cuite renvoie aux idoles géantes qu'Ugo Rondinone exposait en septembre 2009 aux Tuileries. Comme de nombreux peintres et sculpteurs de la période moderne, Picasso ou Derain, Rondinone s'inspire de l'art dit premier.
Tête Akan du Ghana, terre cuite, 20 centimètres de haut
Bouche ouverte d'étonnement ou de peur, forme simplifiée, traits du visage à peine ébauchés, les deux statues se ressemblent. Elles ont cependant deux fonctions différentes.
Sunrise East, bronze patiné d'argent
La statue Akan n'est pas une oeuvre d'art mais un objet funéraire. Le portrait idéalisé du défunt est le vecteur du culte des ancêtres. L'orifice de la bouche servait peut-être à verser des libations pour honorer le mort. Coupée à la base du cou, elle faisait sans doute partie d'un reliquaire, comme les reliquaires Kota. La beauté plastique de la statue, sa forme harmonieuse, ne sont pas l'essentiel.
L'étonné à la bouche en cul de poule 
Tête Akan du Ghana, terre cuite, 20 centimètres de haut