Art urbain: tag, pochoirs etc

 

    En face de Beaubourg, une photo collée découpée illustre l'expression "décrocher la lune. Comme toujours le mur blanc derrière la fontaine de Tinguely et Niki de Saint-Phalle est barbouillée de tags et de collages. 


 

 

décrocher la lune street-art Beaubourg"décrocher la lune", photo collée sur une des cheminées d'aération de l'Ircam

 

 

 

   Les jets d'eau de la fontaine ne fonctionnent et les sculptures ne tournent pas. Ils ont pourtant été réparés. Les passants jettent des détritus dans l'eau dormante. Un vandalisme ordinaire encouragé par la prolifération des tags.

 


 

coeurs street-art Beaubourg 3"décrocher la lune", photo collée, coeur rouge, fantômes-Mickey de Yosh

au premier plan, coeur rouge de Niki de Saint-Phalle

 

 

 

Lien sur ce blog:

Street-art et vandalisme devant la fontaine Stravinski à Beaubourg

 

 

Palagret

mars 2014

street-art et vandalisme

 


 

   Des chaussures accrochées à des fils électriques ou téléphoniques dans la rue, est-ce du street-art, une installation artistique ou juste une blague ? Repérées rue Rambuteau près de Beaubourg, ces chaussures, baskets ou tennis le plus souvent, vont par paire, attachées par les lacets.

 

 

chaussures accrochées Street-art Beaubourg 6Shoefiti, chaussures suspendues rue Rambuteau, Paris

 

 

 

   Ce nouveau rite urbain est mondial. Commencé aux Etats-Unis on le nomme "shoe tossing" ou "shoefiti". Il y a plusieurs explications à ce phénomène. Les dealers signaleraient ainsi leur présence aux clients. Peu probable car les policiers ne sont pas aussi crétins pour ne pas s'en apercevoir. Les chaussures accrochées seraient un hommage aux membres de gang morts dans la rue. Nous sommes ici près de Beaubourg, un quartier plutôt bobo et les gangs n'ont pas l'air de s'entretuer autour du Musée d'art moderne.


 

 

chaussures accrochées Street-art Beaubourg 4Shoefiti, chaussures suspendues rue Rambuteau, Paris

 

 

 

   Les étudiants ayant réussi leur examens jetteraient des chaussures en l'air pour qu'elles s'accrochent, comme ils jettent leur coiffe à la fin de l'année universitaire. Possible mais nous sommes en février. Ce serait alors une célébration d'un évènement joyeux, un geste spontané un soir de fête.

 

 

 

chaussures accrochées affiche Street-art BeaubourgShoefiti, chaussures suspendues affiche place Stravinski

 

 

      Ici, il s'agit plus vraisemblablement d'une forme d'art urbain, le "shoefiti" (contraction de shoes et graffiti) ou shoe flinging, une manière de marquer le territoire, aérien celui-là. Des papiers collés, chaussures blanches sur fond rouge, accompagnent ces lancers et montrent bien qu'il s'agit d'une action organisée.


 

chaussures accrochées Street-art Beaubourg 1Shoefiti, chaussures suspendues devant Beaubourg rue Rambuteau, Paris

 

 

 

  Dans la catégorie agrégation d'objets, une variante consiste à jeter des chaussures sur un arbre, à les accrocher à une barrière. Les sacs plastiques dans les arbres inspirent aussi certains artistes de rue. L'accrochage de cadenas d'amour sur les parapets des ponts peut être classé avec les accumulations, en plus romantique. Rien à voir cependant avec le côté sportif du lancer de chaussures.

 


 

chaussures accrochées affiche Street-art Beaubourg 0Shoefiti, chaussures suspendues, affiche, Paris

 

 

 

      Ce n'est sans doute pas si facile de jeter une paire de chaussure pour qu'elle s'accroche à un fil à plusieurs mètres de hauteur. Il existe en Australie des concours de lancer de botte. Bientôt une discipline olympique?

 


 

chaussures accrochées Street-art Beaubourg 5Shoefiti, chaussures suspendues rue Rambuteau, Paris

 

 

 

  Et si vous n'aimez pas cette invasion de l'espace public, si vous n'aimez pas voir des chaussures se balancer au-dessus de votre tête, n'essayez pas de les décrocher vous même, les fils électriques sont dangereux.

 


 

chaussures accrochées affiche Street-art Beaubourg 4Shoefiti, chaussures suspendues rue Rambuteau, Paris 

 

 

 

 

Liens sur ce blog:

Le pont des arts va-t-il s'écrouler sous le poids des cadenas d'amour?

Une vitrine couverte de stickers, du stickart ou du vandalisme?


 

 

Palagret

archéologie du quotidien

février 2014

 



 

   Une des quatre tours de la Bibliothèque Nationale de France s'orne d'une oeuvre de street-art de JR. Dans son projet Inside / Out, JR photographie des anonymes volontaires grâce à un photomaton géant. Ici il réalise à 110 mètres de hauteur un trompe-l'oeil en noir et blanc représentant la fente d'un photomaton d'où sort une photo. La tour elle-même représente la cabine photographique.

 

 

 

JR BNF trompe-l'oeil street-art 7Photomaton géant sur une tour de la BNF

Trompe-l'oeil de JR

 

 

 

   Toujours sur un fond de pois noirs (des bindis), la jeune femme portraiturée a, petit clin d'oeil, la tête en bas, accentuant ainsi l'effet de la chute du cliché. Ses cheveux tombent vers le sol rendant comique le portrait qui en devient peu compatible pour orner un passeport ou une carte d'identité. JR détourne toujours l'usage normal, officiel, des photos de photomaton.

 

 

 

JR BNF trompe-l'oeil street-art 2Photomaton géant sur une tour de la BNF

Trompe-l'oeil de JR, vu de la passerelle Simone de Beauvoir

 

 

 

   Sur le parvis de la BNF, du 10 au 12 novembre, de 13h à 19h, JR installait un camion décoré en appareil photo pour tirer le portrait des centaines de volontaires qui faisait la queue. Plus tard avec son équipe il apposait son trompe-l'oeil sur la tour: une centaine de bandes de papier sur 950m2 pour former l'image. 

 

 


 

JR BNF trompe-l'oeil street-art 8Photomaton géant sur une tour de la BNF

Trompe-l'oeil de JR

 

 

 

JR BNF trompe-l'oeil street-art 9Photomaton géant sur une tour de la BNF

Trompe-l'oeil de JR vu de la passerelle Beauvoir

 

 

 

   De rares cadenas d'amour sont accrochés à la rambarde de la passerelle Simone de Beauvoir. Avis aux amateurs. Il y a encore de la place alors que le pont des arts est saturé. Par précaution, la Mairie de Paris y enlève des pans entiers de cadenas devenus trop lourds.

 

 

 

 

JR BNF trompe-l'oeil street-art 1Photomaton géant sur une tour de la BNF

Trompe-l'oeil de JR

 

 

 

JR inside out Beaubourg portrait 4Dispositif de JR à Beaubourg en 2011

 

 

 

 

 

Bibliothèque Nationale de France

Quai François Mauriac, Paris 13è

Depuis novembre 2013

 

 

 

 

Liens sur ce blog:

JR au Panthéon: des anonymes, des grands hommes et des égéries nus

JR à Saint-Denis, des anonymes pour le Panthéon, vidéo

JR, un photomaton géant à Beaubourg: faites vous tirer le portrait

JR tire votre portrait avec un photomaton géant à Beaubourg, vidéo

JR, Women are heroes, regards de femmes sur les quais de l'île Saint-Louis

Inside / Out à la galerie Perrotin: Portraits

 

 

 

 

Palagret

février 2014

street-art et photographie

 

 


 

   Au coin d'une rue, des petits papiers collés ressemblant à des oreilles à pattes illustrent l'expression: "les murs ont des oreilles". Faites attention à ce que vous dites, on vous écoute, semblent dire ces petits dessins colorés.

 

 

 

street-art-oreilles.jpgOreilles à pattes, street-art

 

 

 

    Aujourd'hui avec la surveillance électronique d'internet et la video-surveillance, les yeux et les oreilles sont de plus en plus perfectionnés.

 

 

 

Google-is-watching-you-street-art.jpg"Google is watching you", "Google vous surveille", pochoir

 

 

 

   Mobstr, un street-artist anglais pose la question essentielle: Who's watching, qui surveille? La phrase blanche et la flèche faites au pochoir désignent une caméra de surveillance de la CCTV, la très efficace video-surveillance municipale de Londres.

 

 

Mobstr-watching-copie-1.jpgWho's watching? Qui surveille?

pochoir de Mobstr à Londres

 

 

 

 

Liens sur ce blog:

Mobstr, critique et détournement de panneaux publicitaires, un street-art contestataire

Détournement d'affiches en hommage à Invasion Los Angeles: l'illusion et le réel

Street-art, citations du film "Invasion Los Angeles": Obey, watch Tv  

Brandalism: vandalisme contre la publicité, des affiches détournées

Les ironiques affiches sauvages de Rero

 

 

Palagret

paranoïa et street-art

 novembre 2013

 


 

   Amour, gloire et botox

   Miss.Tic, street-artist historique revisite avec dérision les couvertures de magazines féminins et masculins. Reprenant ses personnages de jeune femme brune élancée et d'homme décontracté appliqués au pochoir dans la rue, elle parodie les unes des mensuels et hebdomadaires avec ses slogans jeu de mot, cette fois-ci dans une galerie.

 

 

 

Miss.Tic Unes expo 9Publicité duplicité. Couverture parodiée de Votre Beauté

 

 

Miss.Tic Unes expo 5Men's Health, Devenez charmeur de serments à sonnettes, Numéro, Biba


 

Miss.Tic Unes expo 7Amour gloire et botox, couverture parodiée de Elle 

 

 

 

Miss.Tic Unes expo 3Couvertures de madame et l'officiel détournées par Miss.Tic

 

 

 

 

Miss.Tic Unes expo 2Gagnez un échantillon d'éternité, Une de Votre Beauté vue par Miss.Tic

 

 

 

Miss.Tic Unes expo 1Numéro, publicité, duplicité, chair à canon de la beauté

Biba, Madame rêve, Monsieur ronfle, slogans de Miss.Tic

 

 

 

Miss.Tic Unes expo 6Pochoir de Miss.Tic sur la devanture de la galerie W

 

 

 

Miss.Tic-Unes-expo-14.jpgGrazia, changez de régime amoureux. Glamour, qu'on nous jette la première paire de Louboutin. Go, Mâles fêteurs quand il faut payer l'addition. Votre beauté, le corps au régime ment.

 

 

 

 

Miss.Tic  « Les Uns et les Unes »

du 26 septembre au 20 octobre 2013

Galerie W, 44 rue Lepic Paris 18è

 

 

 

 

Lien sur ce blog:

Street-art: Miss.Tic et Mass.Toc, dérision et dégradation 

 

 

 

 

Palagret

street-art

octobre 2013

 

 


 

 

 


 

   Kaï Aspire, le street-artist de Los Angeles intervient à Paris. Du côté de Montmartre, il a collé de petits cadres qui détournent les logos des grandes marques en y substituant un slogan corrosif.

 

 

 

Kaï Aspire Camel Coca-cola street-artLes cigarettes Camel (cancer) et Coca-Cola (corrosive) encadrées par Kaï Aspire

 

 

 

 

    Inquiet de voir son père fumer trop, Kaï Aspire a commencé avec de grandes affiches détournant les cigarettes Marlboro. Copiant le lettrage et les couleurs de la marque tabagique, il remplace "filter cigarette" par "foolish choice" Marleboro par "morons" (crétins) et 20 class A cigarettes par "committing suicide". Une prise de position sans équivoque contre les crimes des cigarettiers.


 

 

 

Kaï Aspire Camel Coca-cola street-art cadres 2Marleboro, Vuitton, coeur et Camel encadrés par Kaï Aspire

 

 

 

 

   Le chameau des cigarettes Camel devient un squelette surmonté du mot Killer (meurtrier) et cancer. En bas est écrit "Be smart, don't chase death" (soyez malin, ne poursuivez pas la mort).


 

 

 

Kaï Aspire Marlboro Vuitton street-artMarleboro (morons) et Vuitton (lost values) encadrés par Kaï Aspire

 

 

 

   "Mes oeuvres préférées ont toujours un message important. Je parle fort parce que la société ne comprend pas encore que le tabac est nocif et tue environ un demi-million de personnes par an. Je veux que chacun y réfléchisse. Si je peux faire qu'une seule personne réalise qu'elle fait du mal à son corps en fumant, ça a beaucoup d'importance pour moi. J'essaie juste que le monde devienne meilleur." 1- 

 

 

 

Kaï Aspire coeur Camel street-artCoeur sanglant et Camel (cancer) encadrés par Kaï Aspire

 

 

 

 

   Kaï Aspire croit en un street-art militant. En guerre contre l'invasion publicitaire des multinationales du tabac, des sodas ou du luxe, il s'attaque aux cartes de crédit en remplaçant "nom du titulaire" par "victim name", aux téléphones portables, à Chanel qui devient "classic con". Le enjoy de Coca-Cola devient corrosive, une référence au pouvoir décapant du soda, décapant pour les pièces de monnaie mais aussi pour notre estomac.


 

 

Kaï Aspire Camel Coca-cola street-art cadresCigarette Camel (cancer, Coca-Cola (corrosive), Absolute (abysmal) et coeur sanglant encadrés par Kaï Aspire

 

 

 

 

  Sur le logo de Vuitton il écrit "lost values", valeurs perdues". La vodka Absolute devient "Abysmal drink of remorse, toxic" suivi d'un texte moralisateur: Cette mystérieuse potion est connue pour procurer l'impression de vivre pleinement sa vie. Elle a le pouvoir de créer une manière différente de voir les choses en se sentant libre et puissant. On utilise souvent cette potion pour supprimer l'angoisse. Cependant la solitude et le déni sont les effets les plus communs d'une consommation régulière. Enjoy (Appréciez)."

 

 

   Un coeur rouge sur fond blanc semble ne pas se référer à une marque. Il est taché de sang. Comme sur un paquet fragile, le texte dit: Fragile, Please do not drop, crush, break or shake, Handle with care. Ne laissez pas tomber, n'écrasez pas, cassez ou secouez. manié avec précaution.

 

 

 

Kai--Aspire-stop-worrying.jpg"stop worrying". Panneau de signalisation détournée à Los Angeles par Kaï Aspire

 

 

 

 

   A Los Angeles, Kaï Aspire détourne aussi des panneaux de signalisation en complétant le mot stop par worrying (vous en faire), stop hating (arrêtez de haïr), stop trippin (d'osciller) ou don't stop dreaming (n'arrêtez pas de rêver).

 

 

 

 

Liens sur ce blog:

Mobstr, critique et détournement de panneaux publicitaires, un street-art contestataire

Brandalism: vandalisme contre la publicité, des affiches détournées

Zevs, le meurtre de Mickey au Musée en herbe, un logo détourné

 

 

 

 

Palagret

street-art contestataire, détournement

juin 2013

 

 

 

Sources:

1- in argot 

site de Kaï

 

 

 


 

   Libre? s'interroge un tagueur sur une fenêtre murée. Un autre lui répond un peu plus loin: escape, échappe-toi, évade toi de la ville. Tantôt écrit escap, tantôt escape, le conseil se répète sur les murs de Paris.

 

 

 

libre-street-art-Montmartre.jpgLibre?, interrogation taguée sur des parpaings

 

 

 

   Notons que le graffeur qui prône l'évasion s'est sacrifié en restant. Il doit exhorter à fuir les prisonniers de la vie quotidienne.


 

 

escape street-art Montmartre message 6escape, conseil aux passants

 

 

 

escape street-art Montmartre message Le ChevalierEscap! et papier collé de Fred Le Chevalier

 

 

 

escape street-art Montmartre message pochoirEscap, tag au-dessus d'un pochoir représentant un couple

 

 

 

escape street-art Montmartre message panneauEscape !!! tagué sur un panneau de stationnement interdit, stickers

 

 

 

 

Palagret

philosophie de la rue

juin 2013

 

 

 


 

   Un papier collé représente un petit bonhomme portant un bandeau sur les yeux. Bras tendus, un pied en l'air, il avance vers une chute fatale. Le texte en-dessous dit ironiquement "Freedom is just a step away", la liberté est juste à quelques pas.

 

 

 

Street-art Montmartre bonhomme message 60346Freedom is just a step away, street-art

 

 

 

 

   Le street-artist se moque des philosophies de développement personnel qui affirment que chacun peut réussir sa vie en le voulant. Ici le personnage aveuglé marche vers un abîme matérialisé par le relief du mur.

 

 

 

street-art Montmartre message go home 8How do I go home now?, street-art

 

 

 

 

   Un autre dessin du même auteur représente un ange tenant son aile détachée dans sa main. Dans un phylactère, l'ange inquiet se demande comment il va rentrer chez lui maintenant qu'il ne peut plus voler.


 

 

 

street-art Montmartre message go homeHow do I go home now?, street-art

 

 

 

   Deux petits dessins stylisés à l'humour dépressif sur un mur parisien.

 

 

 

 

Palagret

philosophie de la rue

juin 2013

 

 

   Voici un message absurde trouvé du côté de Montmartre:

 

 

 

street-art Montmartre message future 1Ca fait 3 heures que j'attends le futur, papier découpé collé

 

 

 

street-art Montmartre message future 2Ca fait 3 heures que j'attends le futur, papier découpé collé

Boîte à lettres jaune taguée à Paris

 

 

 

Palagret

Philosophie de la rue

mai 2013

 

 


 

    Fred Le Chevalier continue ses collages, de plus en plus grands. Voici une fresque vue au croisement de la rue Oberkampf et de l'avenue Jean Aicard à Paris. Les collages se situent sous un mur peint d'Hervé Télémaque.

 

 

 

street-art Le Chevalier fresque 3Papier collé découpé de Fred Le Chevalier, street-art quartier Oberkampf

 

 

 

      Des visages arbres dessinés en noir et blanc et un couple aux lèvres rouges.

 


 

street-art Le Chevallier fresque 6Fresque de papiers collés découpés de Fred Le Chevalier

au-dessus un mur peint d'Hervé Télémaque

street-art quartier Oberkampf

 

 

 

street-art Le Chevalier fresque 1Papiers collés découpés de Fred Le Chevalier, street-art quartier Oberkampf

 

 

 

street-art Le Chevalier fresque 2"j'irai vers, le reste est indécence", papier collé découpé de Fred Le Chevalier, street-art quartier Oberkampf

 

 

 

 

 

 

Papiers collés découpés sur ce blog:

Fred le Chevalier, dessins voyageurs et métamorphoses

Fred Le Chevalier voit grand, ses papiers collés colonisent le marais

Tristan des Limbes, des collages dépressifs, street-art

Street-art: THTF, papiers collés grand format

 

 

 

Palagret

street-art

avril 2013

 


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